Samedi 11 octobre 2008







Quelques mots

... égarés dans la profondeur de la nuit, je n'ai plus la force d'écrire les silences qui font mal, alors je laisse vagabonds les mots.. comme les pas oubliés au centre de la piste... à la fin du bal. Numb.

Voilà quelques années que je te connais, un souffle de vie ou un éclat de rêve insinué dans l'immobile, l'inerte et l'amer de moi transformant le tout en un jardin d'ombres douces. Douces.. les ombre de réconfort, ombre de sourires, ombres de volupté. Volupté de toi, ombres de ta voix, fleuve d'émoi coulant comme les fibres d'un temps ressuscité des ténèbres, des terres de froid. Froid, désarroi, effacés d'un trait à peine esquissé d'attention, de mots qui résonnent encore.. là. Là où naissent toutes les pluies du monde, ton rayon de soleil a reflété mille couleurs, comme un miroir céleste, comme l'inattendu, fraicheur de la rosée transparente.. transparence des instants volés à la vie.



Photo par IVolgin
Par Elle - Publié dans : Blues - Voir les commentaires
Samedi 4 octobre 2008




Froissement de coeur
aux portes de l'abandon
Retour en automne



Par Elle - Publié dans : Blues - Voir les commentaires
Mercredi 1 octobre 2008


« Je peux dire ce que je veux, je ne trouverai jamais pourquoi on écrit et comment on n'écrit pas. »
Il arrive pourtant de savoir, juste là au fond de soi, pourquoi cette profonde envie et comment il faut parfois poser les armes et céder à la tentation.

« Se trouver dans un trou, au fond d'un trou, dans une solitude quasi-totale et découvrir que seule l'écriture vous sauvera. Etre sans sujet aucun de livre, sans aucune idée de livre c'est se trouver, se retrouver, devant un livre. Une immensité vide. Un livre éventuel. Devant rien. Devant comme une écriture vivante et nue, comme terrible, terrible à surmonter. »
Ou se trouver sur un nuage, au fond du ciel au dessus de tout. Etre submergée jusqu'à l'irréalisme par l'immensité d'un bonheur fou. Etre sans voix aucune, sans fil d'idées dans le désordre même des choses c'est se trouver devant ce livre. Une invitation silencieuse. Un livre vierge de toute rature, de toute nature, de toute aventure. Une histoire à venir, ébauche d'une éternité. D'une soupirante écriture.

« Ça rend sauvage l'écriture. On rejoint une sauvagerie d'avant la vie. Et on la reconnaît toujours, c'est celle des forêts, celle ancienne comme le temps. Celle de la peur de tout, distincte et inséparable de la vie même. On est acharné. On ne peut écrire sans la force du corps. Il faut être plus fort que ce que l'on écrit. »
Je n'y croyais pas jusqu'au moment où j'ai croisé la tienne comme on se brûle sous une coulée inarrêtable inépuisable, avalanche insaisissable grave fresques et arabesques sur ma peau, comme une mine de crayon sauvage qu'on a longtemps emprisonné puis soudain tombé les barrières elle vagabonde comme l'empreinte profonde d'un trait continu trainé sans lever la main sans se soucier des barrages des virgules de la ponctuation, douce douloureuse violente et fougueuse contourne le sens des choses et va chercher les frissons, le bruissement des sens et l'immaculé vertige... loin dans les battements du cœur.

« Ecrire c'est tenter de savoir ce qu'on écrirait si on écrivait - on ne le sait qu'après - avant, c'est la question la plus dangereuse que l'on puisse se poser. »
Me voilà tentée de savoir... ce qu'on pourrait souffler à ces pages vides toi et moi, si l'on décidait ainsi... d'écrire.


... <3



« Je peux dire ce que je veux, je ne trouverai jamais pourquoi on écrit et comment on n'écrit pas. »

Pourtant, aujourd'hui, je peux m'expliquer tout cela.. Pourquoi cette plume me glisse-t-elle entre les doigts pour guider l'écriture des mots passionnés.. Comment effleure-t-elle le papier blanc de ma vie, redevenu vierge depuis qu'une source d'inspiration éternelle s'écoule en moi.. Tout au fond de moi, en mon âme & conscience.

« Se trouver dans un trou, au fond d'un trou, dans une solitude quasi-totale et découvrir que seule l'écriture vous sauvera. Etre sans sujet aucun de livre, sans aucune idée de livre c'est se trouver, se retrouver, devant un livre. Une immensité vide. Un livre éventuel. Devant rien. Devant comme une écriture vivante et nue, comme terrible, terrible à surmonter. »

Ou se retrouver perdu dans l'espace, avec une vide & profonde impression de flottement. Etre ravagé jusqu'à la perte de conscience par la virulence passionnée d'une écriture heureuse & céleste. N'agir qu'en fonction d'un rêve, qui engendre l'implosion des sens et ne nous fait vivre que pour le réaliser. Amnésie de l'âme qui nous laisse juste un livre, une plume scintillante.. Devant notre être désemparé. Dans un silence absolu, découle un fleuve de sentiments qui se jette tendrement au fin fond du tissu blanc, des pages qui se tournent continuellement. Sans pourquoi, sans comment, plus de question : juste un souffle, un soupir, une écriture rugissante de sensualité.

« Ça rend sauvage l'écriture. On rejoint une sauvagerie d'avant la vie. Et on la reconnaît toujours, c'est celle des forêts, celle ancienne comme le temps. Celle de la peur de tout, distincte et inséparable de la vie même. On est acharné. On ne peut écrire sans la force du corps. Il faut être plus fort que ce que l'on écrit. »

Je n'ai jamais ressenti tout ceci jusqu'à l'instant où tu es venue barrer ma route, tel un ange qui me susurre sa douce voix à l'oreille, pour ériger un nouveau chemin. Une voie dans la forêt sauvage, forêt alors vierge de toute empreinte de cette passion qui m'enivre.. Une avenue paradisiaque plus dévastée encore & encore à chacun de nos pas, transformée par une atmosphère volcanique, un air interdit de tango qui métamorphose ce monde en un autre, hors du temps & de l'espace. Depuis, je me laisse bercer par une douce musique jouée en mon âme, qui me trouble & me fait planer. Ecrire est la chance qu'on m'a donné pour raconter ce parcours ensemble, pour libérer les sentiments.. Et ce grâce à cette nouvelle plume que tu m'as offert, qui décrit les courbes de ta douceur.. Bercée par les battements du cœur.

« Ecrire c'est tenter de savoir ce qu'on écrirait si on écrivait - on ne le sait qu'après - avant, c'est la question la plus dangereuse que l'on puisse se poser. »

Quelle jolie tentation... Bien évidemment réciproque & partagée.. Savoir ce que rendrait l'écriture de nos deux âmes, empruntes sur le divin blanc des pages d'un nouveau roman : envie qui me hante depuis longtemps. J'accepte ce délicieux défi que tu me lance, toi & moi. Qu'on nous laisse valser & succomber ensemble au doux plaisir... D'écrire.


[...] ... <3



Extraits : Marguerite Duras [Ecrire]
28.08.2008

Par Elle & Lui - Publié dans : A deux - Voir les commentaires
Mardi 30 septembre 2008




Dans la douceur du soir, plane l'étrangeté
D'une fresque de sable blanc suspendu à la voute bleutée
Il y a comme un parfum, de brume de pensées
Des graines de lumières qui essaient de percer
D'interroger le temps à venir
D'écrire l'éventail des possibilités
Ces bribes offertes à en profiter...
A rattraper ou à laisser partir.

10.9.2008
Par Elle - Publié dans : Blues - Voir les commentaires
Lundi 29 septembre 2008

Question pour Braäxa : Decris le monde idéal dans lequel tu vivrais si tu pouvais le créer et avec qui aimerait-tu partager la vie en ces lieux ?


C'
est un monde flottant, un éternel printemps... et quelques jours de pluie douce pour la beauté des moments de blues. Un monde où le temps, les rayons de soleil et les souffles du vent suivent les états d'âme, personnalisés à chacun comme une réponse à ses ressentis profonds, comme un apaisement permanent... où l'on entendrait en continu de la musique dans l'air, celle de la nature, d'une guitare, ou d'une voix de velours, juste en fond sonore ni trop bas ni trop fort. Un monde où l'on parlera seulement quand il le faut, ou mieux encore, où l'on communiquera par un langage unique, celui de la pensée, pure et directe, d'un esprit à un autre, ou d'un regard à l'autre. Peu importe s'il y a des guerres, des maladies, des malheurs, il en faut pour faire un monde, une cause pour quoi se battre et lutter... et savourer pleinement les instants de paix.

Je ne sais pas si je mérite d'être accompagnée dans ma vie, ou si je saurais donner et recevoir le bonheur qu'on partage à deux, si jamais c'est le cas, il y a une personne oui, celui qui me met dans un étrange état d'euphorie, qui balaie mon âme d'une vague de lumière dès qu'il me regarde dans les yeux ou approche à moins d'un mètre, une sorte de tempête parfumée qui secoue les sens de l'intérieur... oui je crois qu'à part ça, je demanderai rien d'autre à la vie.


Par Elle - Publié dans : Contraintes - Voir les commentaires
Vendredi 26 septembre 2008



J'aurais été un bel oiseau, élégant
Colombe de rêve, d'un blanc pur
Voyageant au travers des nuages
Pour voguer jusqu'à Toi, et t'emmener..

.J'aurais été ton corps, transpirant
..J'aurais été tes lèvres, brulantes
...J'aurais été tes yeux, étincelants
....J'aurais été tes cheveux, enivrants
.....J'aurais été ta peau, divine douceur
....J'aurais été ton âme, transparente
...J'aurais été ton monde, le paradis
..J'aurais été la vie, bonheur & joie
.J'aurais été Moi, né & fait pour Toi

J'aurais été un souffle chaud, divin
Glissant sur ta douce peau, frissons
Dessinant en ton âme l'art passionné
Gravant en ton esprit deux, trois mots..




J'aurais été
le temps désenchaîné
avançant par pensées nues
au bord d'un encrier,
simple fleuve de notes perdues..
(... se rattraper au courant)
J'aurais été
les ailes d'un bel oiseau vagabond
battant la cadence des rimes
dans la partition du vent
simple mélodie de ce qui n'est plus..
(... dans le silence blanc)
J'aurais été
la renaissance
d'entre le vide des intervalles
écriture en pauses et double croches
de deux cœurs qui s'emballent..
(... Toi en moi, battant)
J'aurais été
l'accord des sens
les paroles de l'eau
l'ombre des songes
et l'essence des mots
(... pureté de ton reflet)
J'aurais été
une brise dans tes cheveux
une ligne dans tes pensées
une perle d'or sur ta peau
et dans tes yeux, l'éclat de rosée..
(... abstraction des désirs innés)
J'aurais été
le chant des anges dans tes oreilles
le souffle des nuages dans tes journées
le chemin des rêves dans ton sommeil
une ligne écrite dans un conte de fée..
(... proche pour l'éternité)

Par Elle - Publié dans : Epîtres - Voir les commentaires
Vendredi 26 septembre 2008





Je ne suis pas fleur du passé,
pétales du temps que l'on arrache...
Je ne suis pas une feuille des bois
sur le chemin des froides attaches
Juste un éclat d'eau sidérée,
une faille... non loin, non proche
Je ne suis pas à l'aise, là haut
clouée aux saintes étoiles
alors, j'ai décidé de vivre détachée
une ombre au vent, bien pâle
à peine plus haut aux cimes des herbes
dépourvue de pourquoi et de mais...
j'ai décidé... dans l'éparpillement du verbe
d'être libre, comme autant de fois
où le vent de malaise en suspens
a remué les rames et les voiles...



Photo par graphistolage

Par Elle - Publié dans : Averses - Voir les commentaires
Samedi 20 septembre 2008



J'aurais été moi, anonyme
variation translucide
de noir et de torts
parfois
savoir poser le cœur et les mots
et laisser la lassitude bleue
seule maîtresse à bord
évidemment,
J'aurais un nom..
des sentiments,
assurément..
et dans les rêves, un peu de rose
mais dans l'anonymat
à l'écart.. à l'affût des regards
on sait un peu mieux les choses..
qu'on retient pas l'amour
dans une perle close
qu'on retient pas un Homme..
par la force des rimes
ni la volupté des proses
J'aurais été seule, dans l'ombre du réverbère
fuyant le bruit et la violente lumière
évidemment c'est bien trop sublime...
assurément... je ne saurais garder ces craintes
dans la profondeur de l'intime
mais au moins,
l'espace d'un rêve infime
J'aurais été moi, une simple anonyme.



Par Elle - Publié dans : Contraintes - Voir les commentaires
Samedi 20 septembre 2008





                   Trainer le néant de givre jusqu'au bout des pieds
                   haleter, pour remonter la cascade
                     - à contre courant, sans rame ni voile
                   prendre la fuite, du vent dans la brume
                   et la douce fièvre de l'escalade
                   Trainer les silences d'amertume
                   sur un filet de temps rétrograde
                   le temps
                      - que la fracture dévale
                   Barrer l'ébauche... de ce laisser aller
                   par la force des exclamés points
                   et l'incurvé des accolades
                   Retrouver le chant des débuts
                   le chant
                      - des frissons par rafales
                   du temps où tu couvrais ma peau nue
                   à la douceur de l'instantanée plume
                   aux reflets de cristal
                   à l'instinct bestial
                   ta plume
                      - au parfum d'étoiles...
                   Recomposer encore, aux espaces, aux virgules
                   sur la trace des fougues pâlies
                   la douce rondeur de l'euphorisante bulle
                   comme on souffle une autre vie
                   Restituer, par une pensée de sables
                   cette bouffée de l'inlassable
                   et la folie des embrassades
                   Pourrais-je... ?
                   pourrais-je enfin

                   relancer
                   des temps d'avant
                   la Serenade.





Tour & Retour


Tu sais, tes sentiments influent sur mon humeur
Et cette humeur se sent, en mon âme, esseulée..

Sèche tes larmes, princesse
Laisse-moi réchauffer ton cœur
Danse avec moi, maitresse
Apprends-moi l'art de bloquer les heures..

Et si parfois je ne t'entends pas
Viens me susurrer ta douce envie
Il est des fois où mon âme s'assombrit
Tu es la seule lumière qui me sort du trépas..

Si tu fermes les yeux, une fois
Sur tout et rien, pour ceci ou cela
Je reste là pour te les ouvrir devant Ça..

Ça, ceci, cela : fleuve, rivière, Nirvana
Ça, ici, là-bas : soupir, caresse, Adora..

Un souffle, un baiser, une caresse, Toi
Un moment, instant invulnérable
Yeux ouverts, le cœur suivra..

Et si on partait loin, envol, voyage, croisière
A la seule chaleur d'une éternelle étreinte
Un infini plaisir aux lumières éteintes
Et la fusion des corps se resserrent..

Ton odeur m'enivre encore, ce doux parfum
Et maintenant, sublime déesse
Pour une nuit éternelle tu m'appartiens
Maintenant, divine prêtresse..

Corps & Âme, rugissant, me transpercent le cœur
Tu sais, ce cœur qui bat en & pour Toi, passionné..


Par Elle & Lui - Publié dans : A deux - Voir les commentaires
Vendredi 19 septembre 2008


Frappée par les silences blancs
de ces sensations diaphanes
Pas trébuchés, sur les lignes de faille
et les empreintes des dernières roses d'été
qui se fanent
En cet intervalle nu
point une ébauche.. d'histoire
carnet vierge posé à l'affût
sur le banc du temps public
feuilleté, en attente, par le vent
des destins magnifiques
Ici,
ni vide
ni mémoire
seul s'envole
l'indéchiffrable frisson de l'absolu.


Par Elle - Publié dans : Averses - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires

Bienvenue chez Elle...

Sur le toit du monde,
Dans la brume d'un ailleurs land
En quête d'un autre lieu
D'un coin de ciel bleu.


Hall d'entrée

  • kamiya
  • : Vibrato de l'éphémère
  • : Pour faire chanter les mots clochers de l'aube naissante, laisser couler la vie sur les passerelles de l'éphémère, rouge souffrance ou noire errance, aux perles de l'absence, à la brume des distances, à l'harmonie de la parfaite émouvance.

Etagères

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Search

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus