Vendredi 25 juillet 2008

...







C'est une douce maladie
le cimetière du rire
c'est un sentier tordu
par où passe le pire
et l'irrattrapable perdu

C'est une douce euphorie
le chanté monocorde
de la proche agonie
le rien de l'âme nue

C'est une autre lassitude
qui me tue
Quieto des immobiles
un flou de certitudes
Cloisonné pathétique
des limites reçues

Déçue

de n'être
qu'à moitié ombre
tremblant de feuille sous la pluie

Triste de n'être pas fleur
au creux de tes mains
ni papillon de nuits..

Pourquoi le ciel,
pourquoi les rires et les projets
si je ne peux pas être une rime
le rythme intérieur
d'une autre vie qui t'anime.



Photo par jean-pierre DELMUR
Par Elle - Publié dans : Averses - Voir les commentaires
Vendredi 25 juillet 2008





maniacode s'avança, mi-sénateur, mi-félin,
Pas sombres et tremblants sous une nuit maquillée d'étoiles ;
Le temps le le précédait, déjà si près du rivage lointain,
La voile doucement portée par le souffle d'éole.

maniacode le sentit, ce souffle de vie,
Doux et court, parfum qui envahit
Sens et raison, myriades de souvenirs.
Joue l'écume des nuits, sable tiède pour me faire rougir.

maniacode se retourna, interpelé par un bel oiseau nocturne.

22 h 56



Braäxa apparait dans la brume des jours monotones, là où les rêves ont rejoint la côte des impossibles
Lambeaux de linceul blanc sur sa peau, serrés desserrés, s'envolent avec le vent et le regard livide
Tout se trouble, le visage de la vieille lune, le doux passé agonisant, les dernières pensées lucides, et les mots.. les fabuleux mots indicibles

Braäxa pose sa paume dans le courant de vie, prie.. qu'il disperse son être dans l'infini d'un monde là-bas.. de mort inaccessible
Carrés d'érosion, les écorchures s'enchainent sur le dos de sa main serrée desserrée, s'envolent avec le temps et l'esprit se vide
Quand dans la transparence de l'instant, dans l'insouciance de la fin proche... une mélodie la tire de la noirceur paisible..

Braäxa ouvre les yeux, arrête tout.. et se retourne.

01h38



maniacode entrouvre les paupières lourdes, soirées empruntes des sentiments imprononçables,
La grâce, abandonnée à la nuit qui les couvre maintenant de son voile léger,
De simplicité en largeurs, l'hiver s'étale devant lui, devant eux, presque familier ;

maniacode adresse un regard délicat, empli de bienveillance, à celle qui souffle au creux de ses mains
Tant et tant de baisers, tellement de douleurs, dont les mots à eux seuls, si fabuleux qu'ils soient
Ne sauraient transcrire les premières notes, beauté, à jamais, d'hier, aujourd'hui et demain.

maniacode sourit en apercevant le visage, ange.

02 h 06



Photo par Ndya
Par Silent angel - Publié dans : Horloges - Voir les commentaires
Lundi 14 juillet 2008


Et voici...

Simple empreinte de l'impensable
dans la mémoire des eaux
un brin de poésie immanente.



Sur les pas des jours, les rocs mousseux du temps
sont les coupons d'un doux chemin
qui s'alignent et t'accueillent
là où l'ondulation des mots
avec la luminescence de toi, se fond.
Toi, ta voix.. résonne encore là
dans l'inattendue fraicheur du fond des horizons
tout est soudain de nouveau possible
vivre, sourire et respirer, les pensées calmes du vent.
Etrangement proche et lointain
et le désir s'engouffre encore
dans une mélodie aux tons carmin
puisqu'à chacun de tes pas, tu allumes
le chant indicible des fleurs d'opale
et la lueur des premières étoiles.


Par Silent angel - Publié dans : Epîtres - Voir les commentaires
Lundi 30 juin 2008


Voici les mots nus, échappés
d'un lagon de cendres grises
les émaillés de doux regrets

se meurent à portée de brise

--------------

Something stupid tu dis ?
Quels mots
Quelles rimes
Pour celui qui m'enseigna un jour
des mots d'amour, le goût sublime.




Au premier temps de la valse
Toute seule tu souris déjà
Au premier temps de la valse
Je suis seul mais je t'aperçois

Au premier temps de la valse, toute seule je cherchais déjà, une raison d'avancer dans la brume, malgré le mal, le vent et le froid. Toute seule sous la pluie, un sourire trempé immobile sur le visage, les gouttes tombaient dans la nuit, c'était la douce consolation des nuages. Survint alors une délicate demande, puis très vite, on en compta deux.. d'un mot à l'autre au parfum de lavande, surviennent aussi quelques aveux ; (... et une chaude bise sur sa joue pour m'excuser de l'avoir pris pour une fille... =x et d'avoir ainsi donné sans le vouloir, un sacré coup à sa fierté de mâle très très... très viril et sexiste !)
Premières notes s'élèvent. Eclats de rire spontanés. Symbiose instantanée.

Au deuxième temps de la valse
On est deux tu es dans mes bras
Au deuxième temps de la valse
Nous comptons tous les deux une deux trois

Au deuxième temps de la valse, il naissait le vertige des sens, et la danse des cœurs qui pulsent et l'euphorie de la douce romance ; sur le sol humide de nos pas, le plus naturellement du monde... il m'a attirée dans ses bras ; puis dans un silence de rêves intérieurs, il m'a appris le langage des fleurs. Sa solitude et la mienne, essence de création, sur fond de mélancolie..
Son souffle.. musique au gré du vent, musique à fleur de peau, messages au gré des notes, des notes pour dire les mots ; musique n'en finit pas, et accompagne toujours... les traces de nos pas.

Au troisième temps de la valse
Nous valsons enfin tous les trois
Au troisième temps de la valse
Il y a toi y a l'amour et y a moi

Au troisième temps de la valse, survint soudain un arrêt.. sur image. J'ai rejoint le large de ses yeux et connu au creux de ses bras le plus doux des rivages.. Au troisième temps de la valse, j'ai gouté de sa bouche l'absolu de l'éphémère, il a dessiné du bout des doigts... sur mon corps les volutes de lumière.

Une valse à mille temps
Offre seule aux amants
Trois cent trente-trois fois le temps
De bâtir un roman...

Tu as fait naître dans mes mains, toutes les couleurs de l'arc-en-ciel.. libre et légère, livrée à tes mots sensuels.. et dans cette douce romance, il est bon de n'entendre.. que l'essentiel.
Toi et moi, pour une valse à mille temps, le veux-tu toujours, autant ?


Par Silent angel - Publié dans : Danses - Voir les commentaires
Samedi 14 juin 2008


... Jamelia


Tic.. Tac

Braäxa rentre, là où l'on fabrique le temps pour rallonger à l'infini toutes les peines du monde. Là où on exporte les minutes d'attente, les heures d'absence et les jours de solitude que nous devons parcourir.

Tic.. Tac
Braäxa regarde par la fenêtre, là où on fabrique les gouttes pour alimenter toutes les pluies du monde. Là où on embarque les embruns pour lisser les mèches rebelles, noyer les larmes secrètes et parsemer de givre, les épaules alourdies de questions.

Tic.. Tac
Braäxa baisse les yeux, là où finissent les rêves d'un tendre partage, et se dessinent les marches d'un long chemin de départ. Une douce fatigue ruisselle sur sa peau, de voir ainsi délaissée, la flamme dans son berceau.

Tic.. Tac
Braäxa souffle enfin, les mots brûlants qui se bousculaient aux portes de sa plume, les disperse dans l'infinité de l'éther ; là où sont fabriquées les décisions ultimes, et la colère de la sourde déception..

20h42 and it's time to stop waiting.


Par Elle - Publié dans : Horloges - Voir les commentaires
Dimanche 8 juin 2008



Aux frontières de l'irréel, des rêves à perte de vue
Là où chantonne le vent, d'une mélodie de velours
Sommeille la vie, paisible et souffle l'inattendu..
D'un frisson secret.. au commandement des mots
Je me ferai murmures pour te conter l'amour
Je me ferai l'embrun pour embrasser ta peau..


Par Elle - Publié dans : Epîtres - Voir les commentaires
Jeudi 5 juin 2008






Lumières, fleuve de musique
Rêve d'apesanteur féérique
D'un tendre envol..
Sourires en perspective
Une main sur son épaule
Dérive.

Par Elle - Publié dans : Danses - Voir les commentaires
Jeudi 5 juin 2008







[...] (Et moi je ne dis pas bonjour, j'suis un rebelle en marge de la société)


( tiens, voyons s'il dit pas bonjour =° )
*S'approche du jeune homme et lui fait un clin d'œil et un charmant sourire*
Bonjour.. dit-elle en secouant sa chevelure avec la brise façon l'Oréal großes Grinsen


Le rebelle en marge de la société il prendrait la donzelle dans ses bras, la pencherait en arrière et s'éprendrait rapidement de ses lèvres. M'enfin c'est vous qui voyez. =°
Si on me tente aussi...


(faisons donc dans les clichés à fond xD)
*Lui colle une baffe sonore, cinq traces longilignes sur la joue, aussi rouges et chaudes que son visage*
Embrasse-moi encore Freude


Oui m'enfin le rebelle en marge de la société il fait fis des bonnes manières. Ce n'est pas une petite gifle qui va l'arrêter et l'empêcher d'atteindre son premier but dans la vie, la consécration ultime, l'extrême félicité : embrasser Braä... une supermodératrice. =°
Si en plus elle résiste, cela pourrait faire naître en lui de troublantes sensations...


*Il est des fois où tu m'envoûtes Plume des Sentiments, tu m'entraînes dans des sentiers inconnus et je te suis, sans pourquoi ni comment...*
Résister à l'irrésistible, en voilà un défi comme je les aime, une véritable épreuve.. face au guitariste de l'âme lui-même, un troublant dilemme. Soit. Le dialogue des corps s'installe, et se croisent les regards dans un silence de cristal. Tiendras-tu sans faille aux escarpements de la tentation, aux picotements voluptueux de ce délicieux caprice.. ou seras-tu « prêt à tous les sacrifices, celui de la luxure, de la débauche, celui du vice » ... ?


Ah ! Où serait le courage ? Renoncer à l'effervescence de la contiguïté ou au contraire, y goûter avec délectation et souffrir alors qu'une telle effusion n'autorise le repentir ? Le marginal tient bon sous la bise évidemment, et les mots dont il a usé un jour -par un biais certes peu discret- restent d'actualité et prévaudront toujours. On ne frotte impunément les cordes sensibles de la désinvolture sans qu'elles ne répondent par une douce mélodie cajoleuse.
Est-on pourtant prêt à s'y abandonner ?


A cela, il n'y a aucune certitude, pas plus que sur l'infinité du temps ou ce que dissimule le triangle des Bermudes, mais dis-moi comment sur ma peau, éteindre la rivière coulant par le feu de tes mots... comment tromper les douces vibrations que fait naître ce prélude ?
On ne sème impunément les graines du vertige
dans la plaine des pulsions sauvages
sans qu'on récolte avec la brise, les fleurs de l'ivresse..
et des sensations ardentes.. la haute voltige.

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Braäxa & ChaudBiz
Photo par
nymtriss

Could I have this kiss forever
La suite sera publiée un jour peut-être... si mon doux compagnon me donne son accord =)
Par Elle - Publié dans : A deux - Voir les commentaires
Mercredi 4 juin 2008






Vertige, le vide.. nausée
Sur le rivage des cœurs oubliés
Ce soir, je me suis échouée
Contre les roches dures et bleutées
D'un monde piégé dans l'éternité

Soupir, les points.. aligner
Dans la pâleur d'une aube lassée
Je me suis assise et j'ai tissé
Au sable noir des naufragés
Un tapis mouvant en guise de toile
Fil à l'endroit cavale et se pose
Fil à l'envers, les mailles reposent
Graines d'émotions, d'une âme blafarde
Les unes muettes, les autres bavardent
Les unes se laissent, les autres se voilent
Tissé de ciel, mais sans étoiles

Sourire, les traits.. marquer
Sur un tapis de vagues d'ébène
Au pinceau blanc, j'ai esquissé
Une toute petite barque en papier
Pour célébrer les noces du départ
Et embarquer un peu de peines
Par delà les hauts remparts
Sur le miroir des eaux salées
Jusqu'à ce qu'arrive l'hiver d'après

Brouillard, mirage, le flou..
Sur le quai des rêves dispersés
Je me suis assise et j'ai chanté
Le vent du nord dans mes cheveux
La sérénade d'un jour d'adieux,
Refrain à peine articulé

Les murs, échos.. passé
Dans la gare des illusions fanées
Je me suis trouvée et j'ai marché
Jusqu'au couloir du silence forcé
Longue et pénible fut la traversée..

Froid, le vent.. 'fait noir..
Au port des espoirs brûlés
Je me suis arrêtée et j'ai pleuré
Les départs, les adieux, les illusions
Et les restes de gréements usés
D'une toute petite barque en papier
Froissée par les vapeurs du temps

Dans un cocon de soie fragile
Je me suis cachée et j'ai écrit
Les mots qui ondulent et chavirent
A cheval entre la mort et la vie :

Vertige, pensées inondent
Vide flottant parmi les ondes
Nausée des peines profondes
Brouillard, mirage de soi
Echos des murs froids,
Passé, souffle le vent,
'fait noir toujours.. sans toi.

-------------
Photo par tito setti


J'ai rarement écrit pire, décousu et à un rythme aussi cassé..
La contrainte : Il fallait donc.. écrire l'amour pour ce poème.. sans conditions autres que celles de la prose poétique.
Par Elle - Publié dans : Averses - Voir les commentaires
Lundi 2 juin 2008





Tic.. Tac.. errance nocturne
Braäxa se réfugie entre les parois en verre d'une clepsydre aux sables versatiles
Elle s'assoit seule et tremblante, appuyée contre l'indifférence d'un temps hostile
Une goutte noire s'échappe du cours inexorable et tombe, lasse, devant Elle
Le message est clair, il n'y a pas de place au hasard, seulement le ressac des silences et un train de vie qui file.


Tic.. Tac.. sous ses pieds nus
Braäxa fixe le point de chute, et la perpétuelle naissance de nervures tortueuses rythmées par les secondes vibratiles
Le temps ruisselle fuyant sur une ligne d'infini, scellant mille et un destins au delà des limites futiles
Et ses traces mouvantes sur la terre vertigineuse, lui rappellent combien sans lui, son existence est fragile, combien le printemps est terne et comment entre les mailles de l'âme, l'ennui mortel se faufile.


Tic.. Tac.. les images dansent effarées
Braäxa ferme les yeux et saisit entre ses doigts un des ces instants égarés
Elle se dit qu'il est des jours où vivre devient inévitable, légère soit-Elle ou désemparée
Vivre et sourire, car l'on compte sur Elle
Et malgré le vent, la tempête et le froid insupportable, le navire des ombres devra rester au port des lumières, amarré.


Tic.. Tac.. le temps, maître de tous les mondes a décidé :
8h31

Par Elle - Publié dans : Horloges - Voir les commentaires

Bienvenue chez Elle...

Sur le toit du monde,
Dans la brume d'un ailleurs land
En quête d'un autre lieu
D'un coin de ciel bleu.


Hall d'entrée

  • kamiya
  • : Vibrato de l'éphémère
  • : Pour faire chanter les mots clochers de l'aube naissante, laisser couler la vie sur les passerelles de l'éphémère, rouge souffrance ou noire errance, aux perles de l'absence, à la brume des distances, à l'harmonie de la parfaite émouvance.

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