Samedi 15 mars 2008



Avance, ivre.. de tes pas lourds, déroule les quelques mètres qui te restent à vivre.. ton sabre à la main.. pèse tous les soupirs du monde et devant tes yeux brouillés se dressent les silhouettes des arbres morts à la ronde..
Avance, ferme les yeux, vagabonde.. laisse enfin rouler les larmes sur ton visage exsangue, n'aie plus honte de les libérer, personne n'est là pour t'en vouloir.. marche et tangue.. jusqu'au pied de l'arbre où les chemins de vie et de mort convergent, où tu recherches la magie de l'agonie et les émotions pures et vierges.
Avance, seule avec tes peines, dans un vol langoureux de lucioles.. les trainées de jade fluorescentes te frôlent le corps à peine, et tes pensées s'agitent, s'embrument et s'envolent... avance, là où se dessine la fin de toute chose, cela fait trop longtemps que tu y penses, mais jamais tu n'oses.. la douleur a dépassé le seuil du supportable, tu le sais.. depuis que ton sourire fou a remplacé le regard insondable..
Avance, tu y es presque, le décor se fige autour de toi comme une fresque, décroche la rose noire de tes cheveux et dépose la dans l'herbe, elle parlera pour toi quand il passera par là, alors que te lâchera le verbe..
Avance, tu as enfin compris, que la faiblesse se paye cher, que la traitrise blesse et l'abandon laisse amer, que le bonheur est une poudre fine, très vite au vent dispersée, et l'infidélité assassine.. tu as compris et tu consentis, au seul châtiment possible, désormais tu te plies..
Avance, respire, les derniers souffles de ta vie désaccordée, libère donc ce poids sur ton cœur bridé.. souris, tu ne fais plus qu'un avec ta lame jusqu'aux entrailles plantée, vous n'avez jamais été aussi intimes et tu ne souffres plus, tu touches à l'ascension ultime..
Tu ne peux plus avancer, mais tu souris, ton esprit se purifie et tu laisses doucement, sur le sol humide s'égoutter les perles de mémoires, les nuages du déboire, les flashs du passé terni.. et le doux silence de l'infini.


Par Elle - Publié dans : Epîtres - Voir les commentaires
Samedi 15 mars 2008


J'ai rêvé
le grondement du gros oiseau blanc, me transportant sur ses ailes près de toi, et les battements incontrôlables de l'attente
j'ai rêvé
ces quelques minutes où l'on se cherche, et le premier regard croisé, le sourire au fond des yeux embués.. le sang qui remonte au visage, le frémissement des lèvres en manque et le vertige des sens troublés
j'ai rêvé
le face à face silencieux, ma main sur ta joue et l'étreinte fougueuse, ton souffle et ton odeur.. ta douceur rêveuse
j'ai rêvé,
mais si tu ne veux pas de mes mots, alors je les reprends... et je les range à coté des autres... je les enterre ou je les pends...


Par 神谷 薫 - Publié dans : Epîtres - Voir les commentaires
Vendredi 14 mars 2008



Sur le quai des larmes
Le long du pavé de blues
Une femme fantôme
Sans nom et sans histoire
Seule sous la pluie
Et flâne dans le noir
Fredonne.. les chants du départ
Embrasse les traces humides
d'un temps aux instants morts
Et les gouttes d'espoir
qui s'évaporent..
qui s'évaporent.




ug_fck
Par Elle - Publié dans : Averses - Voir les commentaires
Jeudi 13 mars 2008





J'aurais été
Sur un fil de rêves
Coucher de soleil fondant
Dans l'or de ses yeux

Au fond de ses yeux
La magie de l'or couchant
Soleil de ses rêves.


Par Elle - Publié dans : Contraintes - Voir les commentaires
Dimanche 9 mars 2008







Tic tac..
kamiya franchit la porte de la dimension du rêve
barreaux d'ébène silencieux, appelant la grève
Dans ses mains la plume cassée de ses sentiments
l'encre de ses émois et un feuillet de satin blanc

Tic tac..
kamiya passe sa main sur l'encrier, lui insuffle le bleu de ses pensées
souffle sur la pointe brisée, lui inspire les mots doux et les baisers volés
contemple la nudité immaculée, support accueillant creusant monts et vallée
où coule désormais l'eau de sa passion, d'un mot d'amour, le chant secret

Tic tac..
kamiya ne sait pas où mène ce sentier de sable et d'épines
alors Elle avance, les yeux fermés là où Son ombre se dessine
Elle ne sait pas encore, si de sa main
Elle frôlera sa joue et son sourire, sa nuque et ses cheveux
ou dispersera la brume et sonnera le glas des adieux

Tic tac..
kamiya s'arrête sur le fil de velours fragile, là où soupire le vent
la brise répand dans l'air, fleurs et parfums... messages légers et désirs flottants
libère la soie noire de tendresse, effleurer Son âme de vagabond
Sous ses paupières closes se dessine lentement, l'or de son sourire aimant

Tic tac..
kamiya tremble doucement
vacille sur le fil de l'hésitation
derrière Elle, le rouge des plaies vives
et cette douce angoisse en dedans

Tic tac..
kamiya contemple silencieuse, l'éclat d'une pierre de lune
trace immuable d'une douce promesse commune
reflet irisé, scintille et miroite sur le dos de sa main
Un phare qui éclaire, un point de repère
Illumine
Les sombres courants des hiers
et la voie troublée des lendemains

Tic tac..
kamiya baisse le regard, au manuscrit finement tracé de lettres grises
Les mots se bousculent devant ses yeux et ses lèvres frémissent, indécises
Sans le vouloir... pleure et écrit, s'emporte, s'envole et ne réfléchit
Seul importe à présent, son étreinte contre le froid des cauchemars et le goût rêvé de Ses lèvres dans le noir
Cela fait une éternité, semblable à un instant... mais elle répond, malgré l'espace, malgré le temps
à l'appel de sa respiration, à la douce brûlure ardente... de l'amour endormi-naissant
aux tendres murmures d'un soir, au rayon de lumière bleue dans l'épaisseur du brouillard.


19h11

Par Elle - Publié dans : Epîtres - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
Dimanche 9 mars 2008



Esprit du vagabond
Messager doux du printemps
Goutte épurée de réconfort
Flottant
Dans l'océan de mes remords

Coule sur ma peau
la fraicheur givrée
du temps qui s'égoutte
et lentement passent les heures
l'attente
d'un songe où l'on se perd

Nous sommes seuls désormais
Dans la prison aux barreaux dorés
L'amour
Ma nostalgie et ton reflet

Un jour peut-être
au fond de tes yeux
me laisseras-tu lire
le bleu de ton âme
et la douceur d'un rêve d'été
et la douceur d'un rêve d'été


Par Elle - Publié dans : Epîtres - Voir les commentaires
Samedi 8 mars 2008




Tic tac..
kamiya s'arrête
Elle avait oublié
Comment respirer
sans avoir un mal de cœur
Et les épaules serrées

Tic tac..
kamiya respire
le parfum de nostalgie
c'est... tout ce qui reste
pour panser la solitude
des scènes tranchantes
de complicité

Tic tac..
kamiya regarde
tellement de choses changées
ombres et silhouettes dansantes
rires et délires résonnent
il lui souvient
les réminiscences
d'une époque lointaine

Tic tac..
kamiya observe
Œil de l'esprit
ça fait pas du bien
de comprendre les choses
autrement

Tic tac..
kamiya écoute
les murmures du temps
la complainte du vent
le sifflement doré
des étoiles filantes
échappées du passé

Tic tac..
kamiya ressent
tant de pensées ouvertes
points de suture défaits
Elle aurait aimé
dire la douleur cachée
et lui rendre la liberté.

Tic tac... 9h54


Par Elle - Publié dans : Epîtres - Voir les commentaires
Lundi 3 mars 2008


spirit_of_human_by_Dealer_geek.jpg


Je ne sais pas pourquoi
la vie m'a-t-elle façonné
une silhouette sans visage
ombre de mon ombre
et un coeur empreint de marbre
Je ne sais pas pourquoi
quand j'ouvre ma fenêtre
la lumière hésite et s'arrête
aux portes de mon âme
de vide et de cendres
J'ai longtemps cherché
dans les regards absents
dans les miroirs sans tain
au creux des silences
sur les routes pavées d'indifférence
un éclat de soleil ou quelqu'un
pour me donner un songe ou un chagrin
J'ai longtemps cherché en vain...
Je n'ai plus rien
Rien à rêver
Rien à offrir
Rien à aimer
Rien à espérer
So.. leave me alone
please.

--------------
Création par dealer de croquette
Par Elle - Publié dans : Intersection - Voir les commentaires
Vendredi 29 février 2008

texte qui s'affiche si l'image est introuvable




Petit hommage à l'un des graphistes les plus talentueux qu'il m'était donné de connaitre : Myst', le Dieu Graphique, et un énorme merci pour cette magnifique illustration de mon dernier personnage qui se nomme Braäxa.
=> Le RP en question est un combat d'arène contre De Vaanne (Prophaniti), où Braäxa, être de lumière, remue ciel et terre pendant plusieurs mois à la recherche d'un mortel, celui qui a tué son amant, le retrouve enfin en usant de ses pouvoirs magiques et le défie dans un duel au sabre et à l'épée, un corps à corps où elle n'usera que très peu de sa magie.
=> Le Blog de Myst' où sont réunis ses sublimes dessins, au style unique reconnaissable entre un million de peintres <3
=> Son ancienne galerie une petite merveille de talent !
Encore merci =)


Par Elle - Publié dans : Epîtres - Voir les commentaires
Samedi 23 février 2008


Les battements sourds se succèdent dans le coeur du scope, et tes mains sont glacées, tu souffles dedans, vaine tentative d'y faire parvenir du sang chaud.. c'est un enfant, fragile et fatigué, tu ne peux pas toucher son petit thorax avec tes doigts gelés.. mais le froid gagne chaque parcelle de ton corps, dessine des marbrures aux allures malignes sur ta peau et s'insinue jusqu'au bout de tes minuscules capillaires, un froid venant du futur et un peu de ton coeur. Alors tu vas les noyer dans l'eau brûlante et pendant quelques secondes tu ne ressens plus rien sinon un étrange engourdissement qui se propage doucement jusqu'à ta nuque. Au détour d'un regard, tu aperçois la silhouette noire.. noire.. comme les chiffres de pronostic que tu venais de recalculer mentalement, comme le voile de cruauté fugace qui plane au dessus du lit blanc. Tu reviens auprès de lui et quand il ressent une présence, il ouvre des yeux bruns et innocents à moitié absents, il te regarde vaguement, tu t'efforces de lui transmettre un semblant d'assurance entre les larmes figées, et tu hais ce masque sur ton visage, tu aimerais lui offrir le réconfort d'un sourire bienveillant, mais tu sais que le moindre de tes souffles lui est porteur de mort, alors tu capitules... Tes yeux fixent malgré toi la tache verte sur son nez, effrayante et affolante... tu passes une main dans ses doux cheveux emmêlés, te reconnait-il vraiment ? se souvient-il de vos jeux ensemble ? tu n'en sais rien, cela fait quelques heures qu'il ne parle plus. Tu dénudes le plus doucement possible son petit corps frêle, les taches pourpres se sont encore multipliées et les poches jaunes de ton sang épuré, déversées continuellement dans ses veines ne font plus grand effet. Tes doigts cherchent le coeur, il bat toujours aussi essoufflé, tu soupires et cette vibration en bas et à droite, tu crois presque entendre le grelot tintinnabuler... La guerre est perdue d'avance, et la silhouette noire est déjà debout là adossée au mur, tu la vois en train de regarder sa montre, le visage creux impassible, ton coeur se serre douloureusement.
Les dromadaires verdâtres courent toujours dans un défilé lancinant, et tes mains glacées de nouveau... puis, elle lève les yeux et te regarde indifférente, tu comprends alors la futilité de la tonne d'antibiotiques que tu manies, des heures de patience et d'angoisse que tu dépenses, de l'espoir qui scintille encore faiblement dans ton coeur, elle est forte.. forte, elle a tous les pouvoirs dans sa faux et tu es fragile et impuissante. Elle a décidé.
Un dromadaire trébuche, tous les autres suivent, et les 80% qui tenaient par miracle commencent à dégringoler dangereusement.. 70.. 60.. 50.. ton coeur fait un énorme boom, tu paniques et tu te reprends. Tu ne sais comment tu as attrapé l'outil métallique ni comment tu as introduit ce tube froid dans ses poumons. La salle se remplit en quelques secondes, une myriade d'anges blancs volent au secours du petit être allongé là. Ta vue se brouille, la silhouette noire se redresse et s'étire... resserre sa longue cape contre son corps et s'apprête à partir. Mais tu refuses de la voir, tu refuses d'y croire, tu aimerais la transpercer de part en part, et tu attrapes les palettes, au bout desquelles se love parfois la vie... "dégagez !" une fois... rien. "réessai" deux fois... rien. Cette fois, la silhouette devient flou l'espace d'un instant et tes larmes coulent des rivières d'espoir... éphémère, car la voilà plus noire que jamais.. et le tracé plus plat que jamais.. ni toi, ni les deux réanimateurs avec leur arsenal développé de guerre ne faites le poids face à sa décision. Le temps défile, arrêté. Une main sur ton épaule te fait sursauter et sortir de ta torpeur, une autre te retire difficilement les palettes de tes mains crispées. Mais tu ne bouges pas, le scope marque un tracé rectiligne en rouge tonitruant, et tes mains sont glacées.. tu la regardes mi-résignée, mi-révoltée, elle s'en va à présent emportant avec elle des années de joie, d'expériences, de rires et de vie, d'ailleurs, elle a du travail ailleurs, business is business... elle s'est déjà pointée, debout, aux côtés du vieil homme du lit 28, elle a desserré sa cape et jeté un oeil sur sa montre, il est encore tôt, elle attend... elle a tout son temps, et celui des humains aussi.
Comment le dire ? comment trouver les mots ? dites moi comment... trouver la force de faire face à une mère qui a mis tous ses espoirs entre tes mains... et qui attend là, dehors, elle t'attend...
Ecrase donc ta douleur dans son landeau et montre-toi forte, elle a besoin des mots justes, ceux qui aident à tenir le coup.. tu en as tout aussi besoin tu sais.. mais tu es du mauvais côté de la scène et tu n'as pas le droit de le demander.. qui a dit qu'à force, l'on s'habitue à voir partir ses malades..


Par Elle - Publié dans : Blues - Voir les commentaires

Bienvenue chez Elle...

Sur le toit du monde,
Dans la brume d'un ailleurs land
En quête d'un autre lieu
D'un coin de ciel bleu.


Hall d'entrée

  • kamiya
  • : Vibrato de l'éphémère
  • : Pour faire chanter les mots clochers de l'aube naissante, laisser couler la vie sur les passerelles de l'éphémère, rouge souffrance ou noire errance, aux perles de l'absence, à la brume des distances, à l'harmonie de la parfaite émouvance.

Etagères

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Search

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus