Jeudi 3 janvier 2008






Sur la lisière nord d'OGameCity, dans la vallée longeant la Colline des Larmes, se dresse, majestueuse, la Forteresse Rouge, antre des FR, une perle d'architecture andalouse dont les sept tours embrassent les cieux.

En ce matin glacial et brumeux, elle semblait encore plus imposante sous les premiers rayons de soleil, comme une fresque d'une glorieuse époque, découpée dans un livre d'histoire et collé là, insolite, dans le décor.

A quelques mètres de là, non loin des douves serpentant à la ronde, se tenait une jeune femme aux allures de noblesse. Sa crinière brune frisée virevoltait avec la brise fraîche et ses traits, à la fois doux et fins, portaient une expression d'angoisse et d'appréhension.
Elle ajustait nerveusement sa tenue d'argent aux reflets sablés et changeants et préparait sa première phrase ; celle-ci se modifiait, à la rallonge et au raccourci à mesure qu'approchait l'heure de l'audience.

Debout, immobile là, elle attendait.
Les horloges tintèrent huit coups quand le pont-levis entièrement fait de bois massif émaillé d'or bleu et blanc et soutenu par d'immenses chaines épaisses, entama une lente descente dans un craquement assourdissant, ouvrant le chemin devant la paladine.
 
Celle-ci prit une profonde inspiration avant de s'avancer dans la longue et interminable galerie menant à la salle du conseil. Ses pas silencieux, qu'elle voulait les plus assurés possibles, portaient malgré elle une légère hésitation. Il n'y avait personne pour l'accueillir, cela ne l'étonnait pas, elle connaissait par coeur les coutûmes en ces lieux. Aussi, le chemin vers la salle des réunions lui était familier, pour avoir assisté aux consistoires entre les dirigeants de son peuple et ceux des FR depuis qu'elle a arboré son armure de serviteur de l'Empereur.

Enfin arrivée, son anxiété à son comble, elle franchit le seuil et s'arrêta à une distance convenable de l'assemblée qui semblait l'attendre, s'inclina respectueusement et prononça enfin ses salutations :

 
- Bien le bonjour, souverain des FR, nobles conseillers.
- Toujours aussi ponctuelle, FP, c'est une honorable vertu.

 
Elle se redressa et attendit poliment qu'on lui permette de prendre la parole.

 
- Nous savons pourquoi vous êtes ici, soldate. Votre déplorable offensive sur le peuple et les biens de l'un des nôtres fut à l'origine d'une crise diplomatique entre nos deux peuples, pourtant amis. Nous vous écoutons, qu'avez-vous donc à dire pour votre défense ?

 
Elle trembla un peu, et fit un effort surhumain pour maîtriser ses émotions, mélange de honte, de regrets et d'embarras.

 
- Chers maîtres, vous savez sans nul doute l'estime et le respect que je porte à votre honneur, et à chacun des membres de ce fier conseil et de votre peuple. Cet assaut fut une outrance à notre alliance et je suis consciente que je mérite châtiment. Cependant, permettez-moi, pour ma défense, de vous expliquer les malheureuses circonstances ayant conduit à ce drame.

Cette nuit là, l'un de mes recrues, échappé à ma surveillance, habituellement drastique, a commis l'impardonnable en omettant de vérifier les coordonnées et ainsi la planète cible lors de sa mission de pillage. Cet incompétent a évidemment été sévèrement sanctionné et renvoyé de l'armée de l'Empereur dans la honte et le mépris, nous laissant dans l'embarras d'une situation improbable et pour le moins critique.

Ceci n'est pas une excuse, j'en conviens, le manque de vigilence et de discrenement ne sont point dignes d'une guerrière, qui devait superviser elle-même ses opérations. Pour me repentir, je ne peux que vous présenter, au nom de mon Empereur et de tous mon peuple, mes plus sincères excuses et solliciter votre immense bienveillance pour pardonner cette imprudence.

Aussi, et comme convenu, de multiples cargaisons parviendront à la planète saccagée par notre seule faute, et apporteront aide et soins à votre peuple en détresse, et une armée d'ouvriers spécialement recrutés parmi les plus compétents, pour reconstruire les villes et les vaisseaux endommagés dans les plus brefs délais et avec le sérieux et l'application qu'il faut.

En espérant sincèrement obtenir votre miséricorde pour cet acte immonde et indigne, qui, soyez-en certains, ne se reproduira jamais, j'y veillerai personnellement désormais.


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Par Elle - Publié dans : Récits OGamiens - Voir les 1 commentaires
Mercredi 19 décembre 2007




...

La nuit hésitante était tombée depuis des heures losqu'il poussa la porte, habitué. Pas de lumière.
Aveugle, il chercha l'interrupteur, une lueur pâle illumina timidement la vaste pièce. Sur la table une lettre.
Il s'approche un peu, déjà les larmes aux yeux déplie le feuillet.
Promesses effondrées, les briques posées avec patience et pudeur tombent si fragile sous la force de quelques mots.
Il se retourne, les murs sont vierges de leurs souvenirs, il n'est plus là, plus la moindre trace.

Il s'assied, mi-abasourdi, mi-résigné, tremble de tous ses membres, les yeux clos.
Pas une larme, juste cette intime blessure, plus profonde que toutes les autres.

Il s'abandonne doucement à la vie, vide son esprit inutile, le coeur arrêté, mort au fond.

Simplement ce mur qui cède sous la force de deux ou trois phrases.
Simplement cette corde presque sectionnée.


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La nuit hésitante était tombée depuis des heures, lorsqu'elle poussa la porte.
Il y avait là des flocons de lumière, des traces de pas sur un parterre de feuilles mortes.
Douce présence mélancolique, au bout de son regard, fragile dans sa solitude, prêt à sombrer
Le temps languissant se vide doucement les veines, du sang d'un silence amer..
Elle lève les yeux à la nudité des murs, quelques minutes s'écoulent lentes, à travers un treillis d'hésitation.

Elle s'assied, mi-déchirée, mi-troublée, retire délicatement le feuillet de sa main..
Et l'éparpille au vent, fragments de malheur chassés
Point de larmes, ni de déceptions, juste les sourires et les fleurs de neige en guise de lendemain
Et quelques mots susurrés..


... maintenant que nous connaissons
le La des peines, la mélodie des larmes
la douce brulûre du doute et le goût de la pluie

... maintenant que nous comprenons
la complainte du vent au coeur de la nuit
l'autre côté des choses et les bleus de la vie

... maintenant que nous sommes
Enfants de nouveau, songes errants d'hier et d'aujourd'hui
... maintenant
Que la lie boueuse des malentendus
au fond de nos âmes, sur le fil des non-dits
est enfin rincée à l'eau de l'oubli

J'aimerais tant te dire

« Sur l'ardoise d'or
Rêvons, écrivons encore
A la craie des sens

Simplement, nos souvenirs
Simplement, notre histoire »


Photo par Christine
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Par Elle - Publié dans : Averses - Voir les commentaires
Dimanche 9 décembre 2007

Nous


Sur l'Océan Rêvé, promenade timide,

Visages effleurés par une brise humide.
Flux et reflux d'écume, traînées d'or et de sel
Rayon de lune s'étire, rejoint les rives du ciel
De leur pont, amarrés, saluent au loin la vie,
Fragments d'éternité, élan de poésie.

Le temps se perd, s'en va, ne se retrouve pas
Inconstant, pourtant.. subsistent les rêveries
Les doigts entremêlés, sourires plein le regard
Les silences bavards, orpaillage d'un espoir..
Quelques pas langoureux, murmure dans la nuit
De son baiser aimant, réveille sa douce folie.

Pensées délicates, devinées d'elle à lui
Désirs inavouables, interminable nuit
Plonge dans son regard, joyaux noirs et profonds
Averse malicieuse, pluie de saison,
Inonde leurs visages, douceurs si sucrées,
Que naît entre leurs lèvres, saveur d'éternité.

Les yeux fermés d'ivresse, magie instantanée
Poussière de diamant, reflets d'or et d'argent
Éclipse les amants, en lieu d'intimité
Les corps s'épousent parfaits, les mots coulent secrets :

   


kamiya & maniacode
Par Elle - Publié dans : Averses - Voir les commentaires
Samedi 8 décembre 2007


Un instant éphémère
Frémissement de paupières..
La source secrète
s'ouvre et se livre
délicate et discrète
dans un murmure ivre..

Gouter au délice de rêveries
Humer le parfum de l'interdit
à corps perdus.. les yeux noyés
sous une coulée de blues d'une infinie pureté
Les têtes tournent.. vertige musical
Troublés, émus.. les coeurs s'emballent..

Vibrations partagées
Sous des pensées charnelles,
Les sensations qui déferlent
Ne sont que tourbillons nacrés...
Les sens qui se croient rebelles,
Persuadés de pouvoir résister,
S'enivrent sans jamais s'arrêter,
Hypnotisés par la Belle...

Impuissance de la volonté,
Expressions du désir,
Par ces sens jamais étanchés
La raison ne peut que faiblir :
Les corps se rapprochent,
Les esprits se lovent,
Les âmes se mêlent,
Les caresses s'amorcent...

Ses mains..
Un souffle de renaissance
Parfum de miel et de roses
La nuit entend nos confidences
Derrière la porte close
Ses lèvres..
Se posent en silence
Mon âme s'envole.. en fragments de prose
S'évanouit la douleur-absence
Dans l'allée des soupirs.. hypnose..

Ses reins...
C'est lors de quelques pas de danse,
lors de quelques mouvements en osmose,
Qu'il l'avoue, il reconnaît sa chance
Et l'embrasse le temps d'une pause.
Ses lèvres...
S'agitent en silence.
Elles forment des mots doux, ose
Braver interdits et tabous, choses
pourtant lourdes de sens...


Yaya & Jewl
Par Elle - Publié dans : Contraintes - Voir les commentaires
Mercredi 5 décembre 2007






maniacode marche d'un pas léger, à peine traînant, vers la porte vermoulue de l'horloge.
maniacode y pose un doigt, elle pivote lentement, leur ouvre ses mystères et ses attraits.
Il foule le sol poussiéreux de leurs souvenirs, croit entrapercevoir un pétale écarlate en passant, se retourne et lui sourit.
Avance, invitation à la rêverie des mots, prend sa main en traversant le pont.

maniacode la quitte une seconde du regard, annonce nonchalamment...

Vingt heures et Vingt-Deux minutes.



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Ombre d'elle-même

Elle lève des yeux troublés, son coeur épris frissonne, s'emballe à l'approche de son tendre ami
Craint sa déception.. ce soir le pétale las et fané, distille un doux parfum de mélancolie


Tu ne couleras pas
L'écume de souvenirs flotte sur ses vagues.. à l'âme, mais il reste un peu d'or au fond du tamis
Elle repose une main dans la sienne, succombe à son invitation irrésistible, lui rend son sourire attendri


Les mots rêvés
Ce soir s'écoulent du fond de son âme, enfin libres, pèlerins de lumière sur un macadam de silence..
Elle lui promet dans un murmure de les transformer en champs d'iris, myriade de roses, promesses de joie et rires d'enfance


Dans son étreinte
Folles, s'envolent ses douces pensées rejoindre l'ombrelle de ses désirs, se posent en involucres, intime convergence
Au coeur de la nuit, voyage improbable, plaisir des sens.. au delà des distances.

Un cycle plus tard à 23 h 15



kamiya & maniacode un soir de Décembre

 

Par Elle - Publié dans : Horloges - Voir les commentaires
Dimanche 2 décembre 2007
 

 



Sur Akalia..

Comme chaque matin, Aikii s'engageait d'une démarche lente et mélancolique sur le sentier serpentin, éparpillant les feuilles mortes à chacun de ses pas. L'air frais soulevait doucement ses longs cheveux bruns, et transformait son souffle en une épaisse brume blanchâtre, aussitôt envolé de sa bouche.
Combien de fois avait-il empreinté ce chemin à l'ombre des fleurs géantes ? "autant que je me suis senti vivant".. murmura-t-il. Ses yeux se retrouvent soudain embués au souvenir de sa douce compagne, sa tendre amie qui l'a tant de fois accompagné jusqu'au bord de la falaise, main dans la main, des étincelles plein les yeux. Un doux frisson parcourut sa peau à la vision chimérique de son regard émerveillé, à sa douceur fragile, à ses éclats de rires résonnant encore dans son coeur.

Comme chaque matin, il s'arrêta nostalgique à cet endroit qui a vu des dizaines de fois leur étreinte et où ils avaient l'habitude d'accueillir l'aube naissante, inlassablement renouvelée. L'astre noir se retirait lentement, peut être plus lentement que d'habitude derrière le pic enneigé. Son jumeau blanc pointait sa courbe lumineuse et entamait la marche inverse. Il le fixa longuement, immobile, esquissa un sourire à la beauté éblouissante de la nature.

Une étrange sensation vint cependant entacher cet instant de flottement volé au quotidien ennuyeux du jeune homme. La sérénité habituelle du moment semblait alors perturbée par un mystérieux voile d'inquiétude. Les sourcils froncés, le regard assombri, il chercha l'origine de ce frisson désagréable. Il se retourna, peut être une présence indésirable ? mais il n'y avait aucun intru. Non, cela venait d'ailleurs, conviction intime qu'un phénomène inhabituel se préparait. Il leva alors la tête, de nouveau fixa l'horizon qui prenait progressivement une teinte rougeoyante. Son coeur bondit dans sa poitrine, il recula d'un pas.

_ Mais.. par le sang des Dieux.. qué..

Sans prévenir, l'astre noir avait arrêté sa progression défiant toutes les lois astronomiques connues. Comme un vaisseau subitement freiné par son pilote, comme..
Comme s'il avait une volonté propre.
Aikii eut un vertige et perdit son équilibre ; il s'appuya inconsciemment au tronc d'une fleur des champs faisant voler quelques pétales bleus au gré du vent.

_ C'est.. impossible ! L'astre.. Serait-ce.. la fin de toute chose dont parlait.. le "Livre"..

Les yeux écarquillés, il se retourna et se mit à courir, affolé. Il dévala la colline, haletant, une expression d'horreur sur le visage.

*Cette racine dissimulée dans la mousse*

Il chuta de sa hauteur, une douleur lancinante lui tiraillait la cheville, mais il l'ignora, se releva et continua de courir, le visage et les vêtements couverts de terre. Une pression pénible s'abattait sur les oreilles, l'air se faisait chaque seconde plus lourd.. mais peu importe la souffrance, il fallait atteindre les abris.

L'astre noir empreintait à présent le chemin inverse, à une vitesse croissante. Quiconque aurait du mal à affirmer si c'est lui qui jouait à changer de trajectoire, ou si c'est la planète qui s'était mise à tourner dans l'autre sens. Aikii jeta un oeil par dessus son épaule, sans arrêter un seul instant sa course, et se rendit compte, paniqué, qu'à cette allure, il ne faudrait que quelques minutes à l'astre des ténèbres, pour rattraper son homologue de lumière.

Au pied de la colline, les villageois étaient pris d'une terreur démesurée. Ils couraient, criaient, se bousculaient sur leur chemin et semblaient possédés par une folie sans nom ; en réalité, la perturbation atmosphérique générait des émanations gazeuses toxiques qui affectaient leur bon sens et les empêchaient d'agir dans le calme et l'organisation.

_ Pourquoi c'est.. si loin..

Il courait toujours, essouflé, mais la route semblait s'allonger, déroulée à l'infini. Il s'écroula de nouveau. Se releva. Il était toujours là au sommet de la colline comme s'il n'avait pas bougé d'une semelle.

Cauchemar.

L'astre blanc gémissait, on entendait presque son cri. La voute s'enflammait alors qu'il se faisait engloutir petit à petit par la masse sombre. Il avait beau s'élever, le disque noir était plus rapide et dévorait chaque seconde un peu plus de sa chair.
Quand il ne restait plus qu'un fin liseré blanc et que la planète nageait dans l'obscurité pour la deuxième fois en un seul cycle, un point de lumière prit naissance dans le fin croissant restant. Il s'illumina soudain comme une myriade d'étoiles superposées. Aikii crut devenir aveugle, une terrible douleur explosa dans sa tête et il perdit connaissance.

Silence.

La planète dormait. Plus aucun Akalien ne bougeait. Les astres fondus, s'immobilisèrent au zénith. Quelques fibres lumineuses prirent alors naissance de cet ultime arc. Comme si chacune connaissait sa destination, elles allèrent retrouver les sept soldats élus évanouis aux quatre coins du monde. Elles marquèrent le front de chacun d'un symbole luminiscent, aux contours brûlés.
--------


_ Aikii ! Aikii ! réveille-toi, dit une voix douce aux échos profonds.
_ ...
_ Aikii, je t'en prie fais un effort..
_ La.. Lara ?

Une silhouette aux contours voluptueux semblait nager dans une poussière céleste. Il tendit une main vers alle, croyant à peine ses sens.

_ Lara.. oh tu es là.. ça veut dire.. que je suis mort ?
_ Non.. non pas encore. Je profite de cette perturbation sidérale pour me matérialiser dans tes songes. Mais ce n'est pas le plus important. Ecoute-moi bien à présent.
_ Mais.. mon amou...
_ Tu as été élu par l'Eclipse, Aikii, tu dois à présent retrouver tes six compères. Tu les reconnaitras au symbole gravé sur leurs fronts, semblable au tien.
_ Mais.. pourquoi moi ? pourquoi dois-je les retrouver ?
_ Tout te sera révélé pendant ton périple mon doux Aikii.. Sa voix s'éloignait peu à peu, ainsi que sa silhouette.. courage, ne laisse pas tomber..

Il ne comprenait pas ses derniers mots. Sa conscience revenait, il ouvrit les yeux et ne put empêcher une larme de couler, c'était si bref.. un espoir de la retrouver s'était emparé de ses sens le plongeant dans l'euphorie, vite envolé. Il soupire. Le ciel était redevenu clair, mais tout était si calme. Un calme presque effrayant. Il redescendit, direction le village, tout le monde semblait dormir encore et toutes ses tentatives de les réveiller tombèrent à l'eau.

_ Ils ne se réveilleront pas.. pas avant que tu aies accompli ta mission.. Résonnait encore la voix de Lara dans son coeur..
--------

_ ... Ainsi naquit le clan des soldats de l'Eclipse ; Aikii devait d'abord retrouver les autres élus pour qu'ensemble ils récitent l'incantation de la résurrection, lourde mission sur ses épaules de guerrier. La route sera longue.. mais..

Le vieil homme s'aperçut soudain que son petit fils dormait à poings fermés. Il sourit, ferma le grand livre illustré qu'il lisait et déposa un baiser sur son front pur. Il releva la couette sur ses petites épaules, puis sortit et referma doucement la porte.
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C'était une commande pour un BG d'alliance, que je trouve, hummpfff.. pas très réussie.
A revisiter sans doute..
 
 
Par Elle - Publié dans : Récits OGamiens - Voir les 2 commentaires
Dimanche 11 novembre 2007



 

my sweet prince
kamiya fait quelques pas dans l'herbe fraîche, échappée de rêves dansants
Ses yeux chantonnent heureux, son euphorie sereine, ramages mélodieux et incessants
Hymne à l'amour offert.. au piqueté de fleurs des champs, au doux pastel de l'horizon
Aux branches courbées et lasses, sous leur cape de feuilles au vent


Without you I'm nothing
kamiya se perd.. se repère, avance encore dans l'étrange hésitation
Retrouve épuré le vertige, langage secret d'un échange.. d'un embrasement
S'arrête émerveillée, un fleuve silencieux inonde soudain ses pensées, troublant
La fine craie d'opale sur la surface irisée.. velours aux âmes glissant


Where is my mind
kamiya, silhouette détachée, ombre limpide dans le décor ardent
Agenouillée sur la terre fleurie, trempe les mains dans le cours vagabond
Ferme les yeux, sourit d'espoir.. il est un peu tard mais elle l'attend
Soleil couchant, à l'herbe folle les reflets flamboyants..


20h01


Time is on your side
maniacode pose un pied, puis deux, sur le lit serti de jade fine
Verdoyante sous la rosée automnale, brûlant au loin, rouge sous les pétales solaires
Fredonne à peine ivre le refrain d'une vie songée,
Tableau peint et repeint, traits justes dessinés, le temps de réaliser.


Gonna California
Bout du monde inateignible, flamme inextinguible, aquarelle mouillée, pluie de larmes
maniacode redessine à l'encre de ses rêves la toile, un peu abîmée par le mauvais temps,
Accentue les contours d'un amour invisible, pâle comme un diamant,
Etincelant si petit, incassable pourtant, douce Pierre précieuse.


Only Seed
maniacode s'approche de la tendre fleur aperçue en Rêves, visage reflété dans l'eau si claire
S'assied, silencieux, inattendu, à l'abri de ses pensées bienveillantes
Ferme les yeux, sourit d'espoir.. il est un peu tard mais il est là
Soleil couchant, ciel teinté du pourpre de la Rose qu'il porte à leurs coeurs.



20 heures 42

kamiya & maniacode - 11.11.2007
Photo par Barretpierre
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Par Elle - Publié dans : Horloges - Voir les commentaires
Jeudi 8 novembre 2007




Tu fermes les yeux, un instant tu t'évades loin de la brume tiède et rougeoyante d'une foule agitée et indifférente.. lumières lancinantes, bruit obsédant.. sur ton épaule, le contact suant, fugace, lutte contre le vertige des verres engloutis et tu sursautes. Pardon. Sourire amer.. pourquoi es-tu ici ?
Tu regardes le sol sous tes pieds, les ombres enchevêtrées dansent nonchalantes sur la tombe de leur vide sidéral. Tu t'apprêtes à partir, un dernier verre pour chasser la solitude, adossé au mur froid coloré bleu orange.. quand soudain. Un pied, puis deux s'arrêtent hésitants dans ton champ de vision, subtilement enlacés dans un arc en ciel de cuir laissant entrevoir de fins orteils vernis de rose. Troublé.
Ton regard s'attarde sur l'or scintillant du bracelet frôlant à peine sa cheville, qui semble avoir envie de descendre plus bas mais s'accroche au blanc pale de sa peau soyeuse et tu comprends avec un peu de retard que ce qui te fait tourner la tête à l'instant n'est autre que son odeur. Souffle de printemps, parfum exalté de tes sens, une minute hors du temps, traversent tes pensées vagabondes, le froissement frais au petit matin des draps blancs aux senteurs de lavande, l'éclat de rosée que tu aimerais rattraper sur les pétales de ses lèvres rêvées... le rayon de soleil timide sur vos corps entrelacés. Voilà ton coeur qui s'affole.
Tu te réveilles. Sa voix. Suave elle coule dans ton âme, te renvoyant doucement le sang à la tête. Tu ne saisis pas tout, les mots parcourent influx mélodieux tes neurones anesthésiés, mais oublient le chemin de la loge qui leur donne un sens, tout comme tu oublies d'entendre le vacarme alentours. Seul résonne désormais la valse de ton coeur épris.
Tu oses enfin effleurer la ligne de ses jambes, remonter jusqu'au point de chute de sa robe, et au delà. Lentement tu la déshabilles sans la toucher, elle frémit, le sang chauffé au feu de toi.. soupire, excitation. Se courbe ton regard assoiffé erre timide hésitant, puis se libère peu à peu, ruisselle entre vallées et creux, et tu devines fou, sa nudité.. pointes fleuries dans l'arrondi discret et sensuel soulevant le tissu vermeil qui couvre à peine sa peau brûlante.
Que s'est-il passé ? peu importe. Tu sembles avoir attendu toute ta vie cet instant, un instant pour résumer la vie ; douce folie pénètre tes pores, s'insinue douloureuse, terriblement délicieuse jusqu'à dans tes veines, et tu respires saccadé ton souffle accordé aux trépidations de son corps collé à toi, tu vibres au rythme lent et langoureux de la tentation, tu n'es plus que son désir à assouvir. Elle n'est plus qu'une envie, l'ivresse de tes gémissements.
Que s'est-il passé ? Tu ne le sais pas. Au détour d'un regard, ta main remonte le galbe de ses hanches, s'arrête crispée au creux de ses reins, serrée passionnée, dansent ses boucles d'ébène parfumées sur ton visage, rebelles. Ses mains cherchent fiévreuses ta nuque, ton cou. Tombent ses bretelles, l'une après l'autre.. moiteur. Elle se noie. Perles d'eau à rattraper sur la courbe de ses épaules.. vous n'êtes plus qu'un. Entre deux soupirs, son goût pour ta langue, tu a cédé à son désir. Ta main finit tremblante, au creux de son genou soulevé, esquisse d'un tango fusionnel.
Tu ouvres les yeux. Elle est bien réelle.

kamiya - 18.10.2007

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Par Elle - Publié dans : Danses - Voir les commentaires
Dimanche 4 novembre 2007


 


Dans un figé de temps

kamiya se livre, lasse, au rituel lancinant..
Se pose, à l'aube naissante, sous le grand chêne silencieux,
Complice du moment


Eclaboussures de fleurs fanées
kamiya lève des yeux, lueur fatiguée
Dans le jardin des mots qui meurent
Une ombre aux rires moqueurs,
Au loin semble danser


Eparpillé de lucioles
kamiya regarde autours
Il manque un peu de rose ici
Et peut-être dans son coeur aussi..


Givré de sensations
kamiya renonce, s'abandonne
Livide, son front sur ses genous posé..
Là haut
Dans un espace intermédiaire
Quelques étoiles filantes
Pour faire des voeux stupides
Qui ne seront jamais.


21h25


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Photo par GuyFrançois

 

Par Elle - Publié dans : Horloges - Voir les commentaires
Dimanche 14 octobre 2007



 


Dans l'allée de torpeur
J'ai marché trop longtemps dans l'ombre de la solitude.. silhouette fantôme drapée du voile noir du pessimisme.. J'ai marché trop longtemps.. arpenté les sombres ruelles de l'incertain.. j'ai usé mes illusions et mes espoirs avant de croiser sous mes pieds la petite fleur mauve nommée passion baignée dans un rayon céleste de toi..

A la lueur des réverbères
L'échos de mémoires.. nos douces conversations se faufilent délicates dans les profondeurs intimes de mon quotidien.. reflets miroitants d'un bonheur volé.. rires du soleil glissant comme une voile de quiétude dans le silence de la vie.. tes mots.. un souffle épuré de volupté et je me prends à voguer tranquille et légère sur ce courant qui me porte doucement lentement vers des ports inconnus et je laisse derrière moi mes batailles mes déceptions.. je me prends à rêver les perles d'étoiles dans tes yeux.. les reflets dorés sur ta joue trace éphémère d'une caresse à peine déposée.. Tes mots.. lumières oniriques, pour gommer les ombres d'incertitude, franchir le seuil qui mène aux songes immaculés aux plumes des nuages..

A travers l'espace-temps
Quelques pensées résonnent diapason de l’éternel défient la distance esquissent les pas d'une valse à mille tons.. entremèlent les rimes et les sons.. vibrent chancelants comme un fragment d'été.. comme mon coeur épris de toi, mon aimé.. quelques pensées rayonnent pour partager au fil du temps qui s'évapore.. au fil de ton regard à l'éclat de l'eau
un bout rêvé
d'histoire..

Tenderement
Eperdument
Moi.

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Photo par Charles-Alain

 

Par Elle - Publié dans : Lettres - Voir les commentaires

Bienvenue chez Elle...

Sur le toit du monde,
Dans la brume d'un ailleurs land
En quête d'un autre lieu
D'un coin de ciel bleu.


Hall d'entrée

  • kamiya
  • : Vibrato de l'éphémère
  • : Pour faire chanter les mots clochers de l'aube naissante, laisser couler la vie sur les passerelles de l'éphémère, rouge souffrance ou noire errance, aux perles de l'absence, à la brume des distances, à l'harmonie de la parfaite émouvance.

Etagères

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