Mardi 20 janvier 2009 2 20 /01 /2009 17:00

Des choses qu'on dit
en pensant à quelqu'un..
Parfois avouées,
souvent enfouies
et entre les lignes
les indicibles envies qu'on étreint.






Café

ِ
Ma tête et ses rouages, perdue dans les nuages, nuages en doux flocons, coton entre les mailles, splendeur à l'horizon, couleurs et plein les yeux, des yeux pour dire des choses, des choses et leur reflet, reflets courbes de soie, soie noire dans son café, voyante pour les lire les traces, avenir au fond d'une tasse, une tasse où l'on se noie, l'ivresse que l'on boit, du bois à l'étincelle, le feu qui prend l'envol, planer à tire d'ailes, voici les pensées folles de lui qui m'ensorcelle.




Les mots égarés


Il est le cercle mouvant
à la surface de mon cœur,
une feuille jetée
par dessus le pont...
dans le silence des mers
un délicat parfum dans l'air,
il est reflet de transparence qu'emprunte le vent...
pour garder le secret des lumières...
je ne connais pas ce trouble,
ni cette attirance, je suis juste tombée,
armes et défenses à terre...
il est les mots rêvés, les fleurs écarlates...
les mots trop serrés dans une bulle de désir...
qui éclate.
Il est une rumeur au bout de mes lèvres,
un tendre sourire transmis par le regard...
souffle brûlant
de paroles si douces...
transpercent les pensées de part en part...
il est ces paroles aux délicieuses nuances
paroles de feu et de cendres
qu'on aimerait tellement croire...




... alors

Il est temps, de vous voir partir un peu plus loin derrière les nuages, un peu plus d'exil qui creusera ce manque de vous encore plus profondément qu'il ne l'est déjà ; les silences changeront de rythme, les journée de couleur, du gris... des pauses et du brouillard.
L'exil à perte de vue, c'est à perdre les repères c'est à pleurer pendant des heures.

Les mots... vous savez qu'ils sont vrais, alors qu'importe le reste et les autres ? s'aimer entre les lignes est un jeu qui me plait bien, s'aimer doucement, sans s'attirer les regards et s'amuser à laisser cette ambiguïté, ce mystère, planer comme autant de secrets entre nous, que seuls nous, connaissons ; je jouerais indéfiniment à vous draguer, à vous séduire chaque jour de nouveau, comme on se connait pas.

Alors... imaginez, le flottement entre regards, les cœurs pris au dépourvu... qui battent au hasard. Imaginez, un doigt sur vos lèvres, et déjà je suis désarmée, d'une simple étreinte, vous m'emprisonnez et me donnez la fièvre. Ces baisers dans le cou, ma main dans vos cheveux qui vous enserre et vous rapproche de mon souffle, et près de votre oreille, les mots murmurés qui naissent éparpillés, confus, entre sourire et invitation... à la divine sensualité. Imaginez, le monde réduit à un parterre de pétales, où je vous allongerai, vous déshabillerai et vous ferai redécouvrir le goût des étoiles. Aucun centimètre de votre peau d'homme n'échappera à ma langue, à mes doigts à mes lèvres... et le lobe de votre oreille fera jalouser le reste. Et quand vous aurez enfin ce baiser soupirant contre vos lèvres, descendre... vagabonder sur votre cou et votre ventre ; vous me supplierez de vous prendre de la manière la plus sensuelle qui soit et qui me fera chavirer, autant que vous.




Quelques mots du soir

Il m'a fallu l'or de vos sourires, et l'encre de vos yeux, verte et scintillante, pour mettre au point ce langage inconnu, ce chant de l'indicible, et emprisonner la mémoire du silence ; il m'a fallu des poussières d'étoiles, de l'écume de roses pour le sublimer.. rien que pour murmurer le long de votre cou les caresses désordonnées. Maintenant... que j'ai attrapé les mots inaccessibles, laissez-moi vous conter la douceur des baisers rouge carmin échangés sous l'embrun des cascades, et les étincelles brûlantes des corps à corps. Laissez-moi vous allonger une nouvelle fois sur un parterre d'eau et de désirs et me repaitre de votre nudité jusqu'à la dernière goutte de sueur, votre bouche sera mon ultime refuge, quand les frissons auront eu raison de vous... mes soupirs vous diront mon ivresse, et vos mains croiseront enfin les miennes, vous sauriez alors que je vous aime, et que je vous aimerai.. jusqu'à ce que les hirondelles reviennent.




Baisers de l'aube

Il est des mots que nous écrivons et qui effacent les distances, et des mots que nous n'écrivons pas et qui traversent l'espace de cœur en cœur, traversent le vent, et retournent gorgées de votre souffle, de vous... aux lèvres qui les ont tues, les lèvres entrouvertes du désir, d'impatience... un jour, ces mots là, sur votre bouche, feront fondre le temps glacé d'absence, et les heures de non-vécu... en fragments suspendus d'été.




La nuit, je vous attends

... Et vos murmures en suspens dissipent la brume sur le quai de mes jours... vos murmures et leur frisson sur ma peau courent librement comme un foulard de velours. Velours que je poserai fougueusement sur votre sourire quand viendra la nuit et que coulera dans votre sang cette folle envie d'amour. Je vous attends, et sous cette chemise imprégnée de votre odeur qui seule couvre mon corps, mon cœur bat des rythmes et des mélodies et vous chuchote qu'il vous adore.




Traité de cardiologie

Vos mots sont de l'ordre...
de l'infiniment précieux
infiniment planant
et cela me transporte par delà les portes de l'infini
quand on est infiniment charmant, comme vous
les mots sonnent comme des poésies et perdent leurs limites
c'est pourquoi le temps n'existe plus, dans ces moments là.
CQFD




Vision

Une vision azur dont la pureté défie celle du ciel de l'océan, océan tendre de toi déversé sur ma peau en manque, manque que tu combles par vagues successives de magie de couleurs et d'amours folles, folie du vent dans la brume du soir, un soir hors temps dans l'épaisseur des pleurs, pleurs que tu embrasses, tes lèvres qui me donnent vie, les choses que tu écris... des lettres.. lettres de désirs, de tant d'envies... qui es-tu marchand de nuages... souffleur de pétales, écrin velours pour mon coeur transi.






Par Elle - Publié dans : Lettres - Voir les commentaires
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