Dimanche 23 novembre 2008
Chaos et déchirures
fin de chapitre
les flèches mortelles du temps
dans la nervure des fleures
et la morsure du poison
s'infiltre..
l'œil du soleil
se meurt.
Ici, ni feuilles, ni printemps
la mémoire des heures..
pas de sourire à l'horizon
fumée de froid dans la folie du vent.
Ici, d'un futur incertain,
s'invente la peur
silence s'il vous plait, je pleure.
Le poison s'infiltre
le soleil se meurt..
l'hiver a eu raison
de moi..
et d'habiter les cœurs.
Par Elle
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Froissement de coeur
aux portes de
l'abandon
Retour en automne
Par Elle
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Dans la douceur du soir, plane l'étrangeté
D'une fresque de sable blanc suspendu à la voute bleutée
Il y a comme un parfum, de brume de pensées
Des graines de lumières qui essaient de percer
D'interroger le temps à venir
D'écrire l'éventail des possibilités
Ces bribes offertes à en profiter...
A rattraper ou à laisser partir.
10.9.2008
Par Elle
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Apprendre à exister autrement que par le courant de l'inéluctable, apprendre à
redessiner la voie des possibles par le pouvoir des voluptés nues, refomuler tous les concepts figés dans le cristal de l'usure, réécrire la vie comme une valse, et s'arrêter au deuxième temps...
deux... ça sonne comme le chuchotement des vagues, d'une ondée parfumée, dans la douceur de la nuit bleue... comme une nostalgie de fin d'été... deux êtres valsants à leur rythme inventé, pensées
au vent et désirs perchés à la lisière des regards... et puis apprendre l'art des plaisirs, des improbables chemins de séduction, l'art de frémir.. onduler et rugir... apprendre à te résister
juste ce qu'il faut, te faire chavirer comme une feuille sur l'eau... et fondre après, violemment sous tes baisers, tes mots... juste succomber, à la fougue de tes morsures, aux soubressauts de
tes mains bavardes... te céder, complètement sans préméditation tout le temps perdu et celui qui nous rattrapera... te céder le jardin fleuri de ma chair, à fusionner les lendemains et les hiers, et entrer en transe, pétales éparpillés...
déflorescence.
Par Elle
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Longer le chemin de l'inconnu commencement, le prendre ainsi au dépourvu au milieu du courant, comme on saute dans un train en
marche, peu importe la source et où les rails vont se finir, juste marcher sans se retourner, et peu importe les regrets. Longer chemins de vie, ruisseau de gravier vivant barré du fer de
l'inexorable changement... fragments mouvants, chagrins et bonheurs alternés attachés aux fragiles clous de l'espoir, c'est tellement facile de dérailler quand on bute contre une barre disloquée.
Longer, l'eau imaginaire des rêves, nu de toute contrainte.. chemin du jamais arpenté, du déjà exempté de toutes les futilités du monde, la tête dans les nuages... savourer jusqu'à la lie chaque
graine chaque perle de vie offerte, jeter derrière son dos les instants à peine vécus et avancer toujours sur le bord des méandres déperdus...
Par Elle
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Déjà... J'en suis déjà là. A essayer de taire les battements fous d'une machine rouillée,
tellement pétrifiée, presque figée que ses pulsations néo-déclenchées deviennent supplice. Je pensais trouver la force de garder un semblant d'équilibre entre la chute interminable et le
bien-être simple.. raisonnable, non faible non puissant, équilibre maintenu comme un danseur funambule, sur un fil suspendu ou dans une bulle de bonheur, où j'aurais toujours le bouton "escape" à
portée de main, un plan de sauvetage sans trop de dégâts, et où je me serais enfin débarrassée du bouton "autodestruction". Illusion. Je suis déjà au fond de la cascade, pas prête de remonter.
J'ai été tirée d'une force improbable vers l'autre bout des choses, je ne sais plus si c'est l'eau en bas du torrent ou si c'est ciel qui habite au fond du lac. Déjà, j'en suis là.. à réaliser
doucement l'ampleur de ce que tu m'offres et où je me noie, jusqu'au dernier souffle mouvant. Fini de jouer, de se dire que ce n'est rien et que je vais me réveiller. Tu es bien là, je crois que
je comprends enfin, que je suis passée de Moi et Toi, de Moi face à Toi.. à un Nous, étrange qui sonne si bon à mes oreilles. Transformation d'une dualité en unisson. Plus de place aux retenus,
ni aux freins stupides sur les sentiments dévastateurs. Déroutant, renversant.. de laisser échapper ces systèmes de sécurité, on se sent fragile, nue, vulnérable.. dans cette passerelle d'avant
confirmation.. De réaliser, je viens de sceller la douce ivresse des débuts, celle de l'insouciante folie. Il reste la douceur de cette escapade, perdue un peu, comme une âme ressuscitée qui
avance dans un brouillard cotonneux, délicieux, reposant.. qui redécouvre les choses élémentaires de la vie et les sensations primitives : pureté d'un rire du cœur, frisson d'un mot susurré dans
la profondeur du soir, vertige d'une présence bien réelle, de la dissipation d'une oppression au fond de soi, de l'éclosion d'une douce envie de donner autant que recevoir. Déjà.. J'en suis là, à
réinventer ma définition de l'amour, grâce à Toi.
Je.. j'ai toujours pensé que les mots meurent quand on les prononce et que l'on peut dire mille choses tout
en disant d'autres choses, c'est ma façon d'aimer, tu le sauras.. tu le ressentiras avec ces ineffables fragments que je t'enverrai.
J'en ai tué quelques uns de mots je crois.. enfin.. j'espère qu'ils retrouveront leur puissance avec le temps.
Par Elle
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