Blues

Dimanche 23 novembre 2008





Chaos et déchirures
fin de chapitre
les flèches mortelles du temps
dans la nervure des fleures
et la morsure du poison
s'infiltre..
l'œil du soleil
se meurt.
Ici, ni feuilles, ni printemps
la mémoire des heures..
pas de sourire à l'horizon
fumée de froid dans la folie du vent.
Ici, d'un futur incertain,
s'invente la peur
silence s'il vous plait, je pleure.
Le poison s'infiltre
le soleil se meurt..
l'hiver a eu raison
de moi..
et d'habiter les cœurs.




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Jeudi 16 octobre 2008



J'aurais été...
une longue nuit froide
froide comme un départ forcé
ces larmes de saisons dispersées,
dans l'air
quelque chose qui se perd...
J'aurais été l'hiver
dans un feuillage de silences
J'aurais été un fragment d'hier
cet instant d'avant
l'absence.



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Mardi 14 octobre 2008


Fenêtre à carreaux, ouverte sur rien
ici, devant le vide... je me sens givrer
à la merci de tout, les invisibles liens
à mon cou, se resserrent
la foudre peut gronder,
la foudre des enfers
et le fracas d'un temps qui s'arrête.

- Carreaux nus - sous les flocons de verre
Je suis fatiguée, comme la tempête
comme la musique morte, dans l'air
un soir de fin de fêtes
confusion circulaire
au vent du silence... un goût de défaite.

- Ouverture - béance dans le rien
sinon le soupir des vers
dans cette faille du temps,
Je me noie, je me perds
l'inconnu me souffle
les lendemains s'enterrent
des lendemains des soirs de fêtes
réminiscences tendres et amers.



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Dimanche 12 octobre 2008



J'aurais été
quelque part, le décalage
irrémédiable cassure des saisons
une faille temporelle
où s'évanouissent le tort et la raison
J'aurais été
le souffle d'automne dans les branches nues
... une note perdue
dans le silence des bas de page
J'aurais été
ce court chemin tracé
voué à s'effacer
dans le courant du presque connu
... bonheur émoussé
J'aurais été
sur le visage du monde
les larmes blanches
du naufrage qui blesse
quelque part
dans ton coeur
la sérénade des oubliées promesses.



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Samedi 11 octobre 2008







Quelques mots

... égarés dans la profondeur de la nuit, je n'ai plus la force d'écrire les silences qui font mal, alors je laisse vagabonds les mots.. comme les pas oubliés au centre de la piste... à la fin du bal. Numb.

Voilà quelques années que je te connais, un souffle de vie ou un éclat de rêve insinué dans l'immobile, l'inerte et l'amer de moi transformant le tout en un jardin d'ombres douces. Douces.. les ombre de réconfort, ombre de sourires, ombres de volupté. Volupté de toi, ombres de ta voix, fleuve d'émoi coulant comme les fibres d'un temps ressuscité des ténèbres, des terres de froid. Froid, désarroi, effacés d'un trait à peine esquissé d'attention, de mots qui résonnent encore.. là. Là où naissent toutes les pluies du monde, ton rayon de soleil a reflété mille couleurs, comme un miroir céleste, comme l'inattendu, fraicheur de la rosée transparente.. transparence des instants volés à la vie.



Photo par IVolgin
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Samedi 4 octobre 2008




Froissement de coeur
aux portes de l'abandon
Retour en automne



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Mardi 30 septembre 2008




Dans la douceur du soir, plane l'étrangeté
D'une fresque de sable blanc suspendu à la voute bleutée
Il y a comme un parfum, de brume de pensées
Des graines de lumières qui essaient de percer
D'interroger le temps à venir
D'écrire l'éventail des possibilités
Ces bribes offertes à en profiter...
A rattraper ou à laisser partir.

10.9.2008
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Mardi 9 septembre 2008


Apprendre à exister autrement que par le courant de l'inéluctable, apprendre à redessiner la voie des possibles par le pouvoir des voluptés nues, refomuler tous les concepts figés dans le cristal de l'usure, réécrire la vie comme une valse, et s'arrêter au deuxième temps... deux... ça sonne comme le chuchotement des vagues, d'une ondée parfumée, dans la douceur de la nuit bleue... comme une nostalgie de fin d'été... deux êtres valsants à leur rythme inventé, pensées au vent et désirs perchés à la lisière des regards... et puis apprendre l'art des plaisirs, des improbables chemins de séduction, l'art de frémir.. onduler et rugir... apprendre à te résister juste ce qu'il faut, te faire chavirer comme une feuille sur l'eau... et fondre après, violemment sous tes baisers, tes mots... juste succomber, à la fougue de tes morsures, aux soubressauts de tes mains bavardes... te céder, complètement sans préméditation tout le temps perdu et celui qui nous rattrapera... te céder le jardin fleuri de ma chair, à fusionner les lendemains et les hiers, et entrer en transe, pétales éparpillés... déflorescence.



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Jeudi 28 août 2008




Longer le chemin de l'inconnu commencement, le prendre ainsi au dépourvu au milieu du courant, comme on saute dans un train en marche, peu importe la source et où les rails vont se finir, juste marcher sans se retourner, et peu importe les regrets. Longer chemins de vie, ruisseau de gravier vivant barré du fer de l'inexorable changement... fragments mouvants, chagrins et bonheurs alternés attachés aux fragiles clous de l'espoir, c'est tellement facile de dérailler quand on bute contre une barre disloquée. Longer, l'eau imaginaire des rêves, nu de toute contrainte.. chemin du jamais arpenté, du déjà exempté de toutes les futilités du monde, la tête dans les nuages... savourer jusqu'à la lie chaque graine chaque perle de vie offerte, jeter derrière son dos les instants à peine vécus et avancer toujours sur le bord des méandres déperdus...


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Jeudi 28 août 2008



Déjà... J'en suis déjà là. A essayer de taire les battements fous d'une machine rouillée, tellement pétrifiée, presque figée que ses pulsations néo-déclenchées deviennent supplice. Je pensais trouver la force de garder un semblant d'équilibre entre la chute interminable et le bien-être simple.. raisonnable, non faible non puissant, équilibre maintenu comme un danseur funambule, sur un fil suspendu ou dans une bulle de bonheur, où j'aurais toujours le bouton "escape" à portée de main, un plan de sauvetage sans trop de dégâts, et où je me serais enfin débarrassée du bouton "autodestruction". Illusion. Je suis déjà au fond de la cascade, pas prête de remonter. J'ai été tirée d'une force improbable vers l'autre bout des choses, je ne sais plus si c'est l'eau en bas du torrent ou si c'est ciel qui habite au fond du lac. Déjà, j'en suis là.. à réaliser doucement l'ampleur de ce que tu m'offres et où je me noie, jusqu'au dernier souffle mouvant. Fini de jouer, de se dire que ce n'est rien et que je vais me réveiller. Tu es bien là, je crois que je comprends enfin, que je suis passée de Moi et Toi, de Moi face à Toi.. à un Nous, étrange qui sonne si bon à mes oreilles. Transformation d'une dualité en unisson. Plus de place aux retenus, ni aux freins stupides sur les sentiments dévastateurs. Déroutant, renversant.. de laisser échapper ces systèmes de sécurité, on se sent fragile, nue, vulnérable.. dans cette passerelle d'avant confirmation.. De réaliser, je viens de sceller la douce ivresse des débuts, celle de l'insouciante folie. Il reste la douceur de cette escapade, perdue un peu, comme une âme ressuscitée qui avance dans un brouillard cotonneux, délicieux, reposant.. qui redécouvre les choses élémentaires de la vie et les sensations primitives : pureté d'un rire du cœur, frisson d'un mot susurré dans la profondeur du soir, vertige d'une présence bien réelle, de la dissipation d'une oppression au fond de soi, de l'éclosion d'une douce envie de donner autant que recevoir. Déjà.. J'en suis là, à réinventer ma définition de l'amour, grâce à Toi.


Je.. j'ai toujours pensé que les mots meurent quand on les prononce et que l'on peut dire mille choses tout en disant d'autres choses, c'est ma façon d'aimer, tu le sauras.. tu le ressentiras avec ces ineffables fragments que je t'enverrai.
J'en ai tué quelques uns de mots je crois.. enfin.. j'espère qu'ils retrouveront leur puissance avec le temps.



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Bienvenue chez Elle...

Sur le toit du monde,
Dans la brume d'un ailleurs land
En quête d'un autre lieu
D'un coin de ciel bleu.


Hall d'entrée

  • kamiya
  • : Vibrato de l'éphémère
  • : Pour faire chanter les mots clochers de l'aube naissante, laisser couler la vie sur les passerelles de l'éphémère, rouge souffrance ou noire errance, aux perles de l'absence, à la brume des distances, à l'harmonie de la parfaite émouvance.

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