Contraintes

Jeudi 22 janvier 2009 4 22 /01 /2009 21:24


Vingt-quatre heures chrono
Et juste après...
Je n'ose même pas imaginer
Et tu resteras figée dans cette bulle froide et tu enchaineras les maladresses et les chutes et tu seras consumée par le doute et assassinée par les rumeurs que toi-même inventeras. Et tu mourras cent fois par heure et il n'y aura personne pour comprendre.
Si seulement c'était le doute... si seulement c'était rumeurs...
Ohh... le reste, oui.
Et je ne saurais probablement jamais
sinon un avant goût de l'enfer.
Et maintenant ?
Silence... laisse-moi
perdue dans le battement des heures.

21.01.2009 22:48





Tu crois que ça reviendra ?
Non.
Oui, je m'en doute aussi.
Pourquoi tu continues ?
Va savoir...
Moi je sais, tu as toujours au fond de toi cette douce envie d'un retour.
Je ne me fais plus d'illusion.
Faux. Tu n'attends que ça, cette brise que tu souffles de toute ton âme, arrêtée et renvoyée en ta direction, cette rose offerte quand tu ne t'y attends pas, ce baiser sur la main...
On peut rien te cacher.
Et les moyens ne manquent pas, mais...
... mais c'est ainsi, à prendre ou à laisser.
Tu es découragée...
Oui, c'est le mot. Je n'aime pas ces heures de vide, ces mots jetés dans l'eau, naufragés, ces flashs de débuts fébriles qui faisaient des secousses partout et qui ne sont plus. Je n'aime pas...
Que ça s'arrête.
C'est... perdu ?
Peut-être pas encore... vois, le temps rouler et laisse le faire.


14.01.2009 23:55





Salut, poignée de pixels.

Salut, déesse du vide, maîtresse de l'inexistence
Comment ça inexistence, chimère toi-même !
Techniquement parlant, tu n'existes pas.
Tu signes donc officiellement ta folie ? ou alors je ne suis qu'une vulgaire cuillère t_t
Ohh comme j'aimerais, les fous sont heureux dans les limbes de leur pensée morbide, parait-il.
T'as qu'à te poser la question Freude
Andouille.
Ahah tout de suite les insultes, pfff x) Dis... qu'est-ce que tu comptes ?
Les minutes.
Et combien tu as trouvé ?
Trente-sept.
Ça fait grand comment... c'est beaucoup, trente-sept ?
C'est une éternité, suffisante pour glacer les doigts et les mots.
Et à figer les muses dans une bulle de surface, à ce que je vois.
Définitivement, pour ce soir.
Va dormir, tu veux ?
Pas si bête que ça la cuillère, tiens...

09.01.2009 01:16





Rien. Toujours rien.
Tu n'es pas une magnifique blonde à forte poitrine, ahahah :D *ahem* Je veux dire, tu n'es pas encore apte à déclencher le flux de ses mots...
Non, hélas, et je n'aime pas regarder la lune.
C'est un espace privilégié, tu sais. Celui de ses pensées profondes, celui de ses convictions, de ses amours, de ses déceptions, tout son monde ! Tu n'y as pas encore ta place.
Alors, pourquoi moi.. j'en ai ouvert une, dans le mien ?
Erreur.
Fatale, oui, de tuer le mystère.
Tu n'apprendras jamais, je te l'avais dit pourtant.
La prochaine fois, rappelle-moi de la fermer.
Bonne idée, tiens.


03.01.2009 20:01


Par Elle - Publié dans : Contraintes - Voir les commentaires
Jeudi 22 janvier 2009 4 22 /01 /2009 19:38


Tu as un nénuphar dans le poumon gauche...

Tu sais qu'il sera seul avec quelqu'un, pendant un week-end entier, et que je ne sais pas ce quelqu'un... ?
Je te dis que tu as un nén...
Je ne sais pas qui, je ne sais pas qui... et ça me tue.
.. nuphar blanc, là, qui menace ton souffle...
Ça va, ça va, hé ! J'en mourrais pas, t'inquiète.
Mais tu ES inquiète !
Mon esprit ne se détache pas d'une personne en particulier...
Ce beau et jeune médecin qui t'a auscultée ? :p
Mais fous-moi la paix avec cette maladie enfin !
Va prendre tes médicaments au lieu de faire des scénarios, t'es pas douée du tout en plus.
Il sera avec quelqu'un que je connais pas, tu entends ce que je dis des fois ? Et si c'était... Elle ?
Et si tu arrêtais de te prendre la tête avant que je t'assomme ?
><'
Ahh.. voilà qui est mieux.


26.12.2008 17:29





Étrange...
Quoi encore ?
Les jours qui sonnent comme des heures...
Et les heures qui sonnent pourtant comme des années.

Il est de bonne compagnie
Et la complicité fait cette impression de se connaitre depuis toujours
T'es obligée de dire les choses crument, tête de cruche ?
T'es obligée de tout faire virer à l'abstraction, tête de buse ?
Face de taupe !
Tête de nœud !
Vieille chnoque !
Has-been !
Grrrrrrr...
J'ai gagné :p
Tu t'améliores pas mal à ce jeu.
J'ai un vœu... rien qu'un seul, mais alors tellement précieux !

Je suis pas le père Noël, mais je sens que je suis obligée de t'écouter.
Je veux cette petite place sur son espace à lui, tu sais... là où il pose les runes de son quotidien, l'une auprès de l'autre... pour en faire une mosaïque de vie, de Lui.
Je crois que même le père Noël ne peut rien pour toi, il ne fait pas dans le poétique encore :p
Rabat-joie va...
<3


21.12.2008 23:20





Quel est ce froid qui te pétrifie ?
La fenêtre des rémanences.. là bas.
(... et une nouvelle fissure.)
Que.. qui ? pourquoi tu p...
Je le hais.
de prétendre la beauté des cessations
de remonter le fleuve des soupirs
de me clouer au parterre du verbe creux
sous la pluie.
Et d'avoir enterré la dernière splendeur possible.
Cesse de trembler, tu vas me tuer !
Les morts ne meurent pas, tu sais..
Je suis pas morte.
Figée dans un cube de craintes et de fausse indifférence.
Planche muette
Roc impénétrable
... C'est pareil non ?
Non, ce n'est pas pareil.
Plus rien n'est pareil, je sais.
Ferme cette fenêtre je t'en prie, je meurs..
Laisse le vent s'en charger. Moi je retourne sous la pluie.
Wake me up.. when december ends.


08.12.2008 15:36

Par Elle - Publié dans : Contraintes - Voir les commentaires
Mercredi 19 novembre 2008 3 19 /11 /2008 00:09



Là, maintenant...
J'aurais été sa femme,
qu'il m'emprisonne, qu'il me possède
- Restons ainsi
Je cède
pourvu qu'il me chuchote
tous les soirs, ces mots...
J'aurais été
poudre de soleil, sur sa peau,
déposée au petit matin...
entre ses lèvres, la douceur
d'une goutte de vin...
- ne serait-ce qu'un instant
un instant.. sans fin.



Par Elle - Publié dans : Contraintes - Voir les commentaires
Lundi 29 septembre 2008 1 29 /09 /2008 20:10

Question pour Braäxa : Decris le monde idéal dans lequel tu vivrais si tu pouvais le créer et avec qui aimerait-tu partager la vie en ces lieux ?


C'
est un monde flottant, un éternel printemps... et quelques jours de pluie douce pour la beauté des moments de blues. Un monde où le temps, les rayons de soleil et les souffles du vent suivent les états d'âme, personnalisés à chacun comme une réponse à ses ressentis profonds, comme un apaisement permanent... où l'on entendrait en continu de la musique dans l'air, celle de la nature, d'une guitare, ou d'une voix de velours, juste en fond sonore ni trop bas ni trop fort. Un monde où l'on parlera seulement quand il le faut, ou mieux encore, où l'on communiquera par un langage unique, celui de la pensée, pure et directe, d'un esprit à un autre, ou d'un regard à l'autre. Peu importe s'il y a des guerres, des maladies, des malheurs, il en faut pour faire un monde, une cause pour quoi se battre et lutter... et savourer pleinement les instants de paix.

Je ne sais pas si je mérite d'être accompagnée dans ma vie, ou si je saurais donner et recevoir le bonheur qu'on partage à deux, si jamais c'est le cas, il y a une personne oui, celui qui me met dans un étrange état d'euphorie, qui balaie mon âme d'une vague de lumière dès qu'il me regarde dans les yeux ou approche à moins d'un mètre, une sorte de tempête parfumée qui secoue les sens de l'intérieur... oui je crois qu'à part ça, je demanderai rien d'autre à la vie.


Par Elle - Publié dans : Contraintes - Voir les commentaires
Samedi 20 septembre 2008 6 20 /09 /2008 21:23



J'aurais été moi, anonyme
variation translucide
de noir et de torts
parfois
savoir poser le cœur et les mots
et laisser la lassitude bleue
seule maîtresse à bord
évidemment,
J'aurais un nom..
des sentiments,
assurément..
et dans les rêves, un peu de rose
mais dans l'anonymat
à l'écart.. à l'affût des regards
on sait un peu mieux les choses..
qu'on retient pas l'amour
dans une perle close
qu'on retient pas un Homme..
par la force des rimes
ni la volupté des proses
J'aurais été seule, dans l'ombre du réverbère
fuyant le bruit et la violente lumière
évidemment c'est bien trop sublime...
assurément... je ne saurais garder ces craintes
dans la profondeur de l'intime
mais au moins,
l'espace d'un rêve infime
J'aurais été moi, une simple anonyme.



Par Elle - Publié dans : Contraintes - Voir les commentaires
Dimanche 14 septembre 2008 7 14 /09 /2008 16:50


Prends les paroles de Turn Me On, rajoutes-y une pincée de All Mine, et assaisonnes le tout d'un peu de Somethin' Stupid.
Concocte-moi quelques lignes de ce mélange "désir" en y ajoutant ce qu'il te faut & ce que tu veux, peu m'importe à vrai dire. ^^
Tant que tu le fais avec cette passion qui anime ta belle plume... <3


Il est un point de naissance intime, fraicheur de caresses au délicat goût de pluie.... un tracé des folles rencontres qui refaçonnent la carte des envies.... mes griffes fougueuses pour la chaleur de tes reins, les monts et les pointes pour l'ardeur de tes dents,  jaillissent les étincelles d'ultime passion, un imprimé d'absolu.. dépouillé du perceptible et des mystères de l'évident. C'est soudain que les réalités trébuchent sur un bouquet d'étoiles filantes et sombrent dans la chute soyeuse de l'enluminé faisceau tueur de tes regards ascendants. C'est un sourire de lune gravé sur le grain de ta peau aimée, une prière inscrite à l'or des désirs muets... un baiser inavoué dans l'éclat de l'immanente jouissance, par les lèvres entrouvertes sur l'enlacement des langues chavirées.... c'est soudain que dans le sursaut carmin de volupté, surgit l'appel des courbes ondulantes... d'un réseau d'ombres tièdes à pénétrer... C'est un fragment de nuit humide sous l'écharpe d'un vent de feu, un flux d'intenses soupirs de ceux qu'on  respire à deux, gémissements confus égouttés dans un seul verre d'ivresse à boire.... dans la vapeur des corps troublés glisse le perpétuel souffle de tes doigts et de ma chair suante s'emparent... et tu coules un fleuve de transparents désirs comme la fusion indéfectible d'hiers et d'à-venirs quand par la force d'assauts violents, tu me renvoies l'écho du sensuel, la voix de la parfaite agitation. C'est un seisme imminent qui se prépare dans un champ de silences vibrants, les secousses incontrôlables et les murmures intérieurs... de l'unique fleur déployée bourgeonnante et gonflée, un livre ancien comme le temps à déchiffrer.. échoué dans ce jardin de toutes senteurs.... c'est un corps qui se rend par le rythme de Toi... aux vertiges de l'extrême, aux délices de l'inconnu... des secrets remis à nu...


Par Elle - Publié dans : Contraintes - Voir les commentaires
Lundi 25 août 2008 1 25 /08 /2008 22:24

Il a ordonné

Associe un mot, une phrase, une pensée ou une chose à chaque heure de cette journée, dès ton réveil et ce jusqu'à ton coucher...
Bitteschoen.

Et j'ai exécuté..

6 heures
Pure morning.
Je ferme les yeux et plane un instant sur les ondes claires de l'aube qui s'étire, la musique cesse.
Soudain, plus rien autour, sinon le silence sacré des commencements.

7 heures
Vapeurs d'été
lèvres au goût de plaisir
la brûlure du café.

8 heures
Dialogue 1 :
"Attention à la marche...
Et si tu allumais cette veilleuse ?
Comment tu sais qu'il y en a une ?
Il y a toujours une veilleuse."

9 heures
Fenêtre sur rien
un chant d'hirondelles
mais les feuilles ne répondent pas.

10 heures
Etrangeté, au milieu du pourtant connu.
Je ne respire plus.
Without you I'm nothing.

11 heures
Just.. breathe.

12 heures
Dialogue 2 :
"Pourquoi sommes-nous ici ?
Tu voulais savoir..
C'est froid, je n'aime pas.
Oui, c'est moi."

13 heures
C'est fou comme on peut voyager loin, sur un fil d'air imaginaire
rien qu'en écoutant quelques notes sublimées...

14 heures
Sourire suspendu sur un fil d'attente
point d'ancrage mobile
dans l'instabilité nuageuse.

15 heures
Dialogue 3 :
"Ca ressemble à quoi ?
Trous de mémoire, dans des labyrinthes délaissés.
Et il y a quoi dedans ?
Des instants égarés, des promesses en l'air."

16 heures
Sur la voûte parsemée de blanc cotonneux, là-haut se dessinent
quelques pas de danse comme des empreintes éphémères
par le pinceau pailleté de l'euphorie
Un soupir suspendu, entre ciel et terre...

17 heures
Alchimie 1 : transformer la brise en manteau d'étoiles.

18 heures
Dialogue 4 :
"Et c'est tout ?
Des mots..
Quoi comme mots ?
D'amour, stupidités."

19 heures
Il pleut... d'incalculables gouttes de givre sur mes épaules nues.
Bourdonnement au fond de ma poitrine, un cœur qui démarre...
Il faut toujours réchauffer ces machines, quand elles ont trop longtemps refroidi.

20 heures
Alchimie 2 : transformer le macadam gris en chemin de lumière.

21 heures
Dialogue 5 :
"Que fais-tu? Pourquoi le silence ?
Il faut fermer ces portes, creuser encore les trous de la mémoire.
Comment tu vas faire ?
En écrivant... sur le carnet, là bas dans le tiroir.
Comment tu sais qu'il y en a un ?
Il y a toujours un carnet au fond du tiroir."

22 heures
Alchimie 3 : transformer les lourdes semelles en coussins d'air.
Et se laisser voler...

23 heures
Temps de réaliser
Qu'au commencement des choses
Il fallait tenter les rêves fous
Et transformer les pas-encore et les peut-être
En poésie de possibles, par la force de Nous...
Je vous aime, doucement, my sweet prince.


Par Elle - Publié dans : Contraintes - Voir les commentaires
Samedi 23 août 2008 6 23 /08 /2008 12:55


Il a ordonné


4 lignes écrites entre 13h55 et 14H05,
4 autres entre 17h55 et 18h05,
4 dernières entre 22h55 et 23h05.
Toutes composées de tes pensées inspirées, et écrites par ta fine & bien-aimée plume, évidemment.. ;)
Please.

Et j'ai exécuté

entre 13h55 et 14H05 désordre...
Angoisse aux portes du cœur, les battements frénétiques par vagues
Déchainées, elles grondent.. détruisent mes châteaux de pensées de sable
Coquilles vides s'accrochent aux filets des mots, aux draps bleus de l'âme
La silhouette noire de l'inconnu, joue à planter mon esprit aux dagues...

entre 17h55 et 18h05 euphorie...
Mémoire du vent, à ton souffle s'attachent les promesses du maintenant, les sourires des fleurs, les rêves transparents. Magie enivrante.
Mémoire de l'eau, à ton regard d'océan profond, aux murmures de tes baisers.. à cette pluie d'ivresse que tu déposes sur mes lèvres assoiffées. Accord parfait.
Mémoire du feu, à ces mots tremblants sur ta peau déposés, à la brûlure de tes désirs fous dans mon ventre. Trouble naissant.
Mémoire de lumière, à tes mains aimantes, aux effleurements presque réels, aux perles aux paillettes aux gouttelettes de plaisir parfumé envolé de moi sous tes caresses. Tourbillon de senteurs.

entre 22h55 et 23h05 Calme...
Chemins de soleil dessinées aux éclats de tes yeux au fond des miens.. fermés, tes mots aimants.
Pierres bleues de tes regards.. jetées une à une dans le lac profond de mes sentiments.
Cercles concentriques de couleurs, petits tourbillons soulevés dans mon coeur... vibrant.
Au loin, les immatérielles résonnances, battements d'horloge langoureux arrêtant le temps.



Photo par Vincent Bourrut

Par Elle - Publié dans : Contraintes - Voir les commentaires
Vendredi 15 août 2008 5 15 /08 /2008 22:32




Q : ... et maintenant ?
R : Route et déroutes
l'inavoué feu de corail
s'épanouit en apnée.




3skell : Décris-nous quelle est ta vision du bonheur.
C'est cette volatile impression d'évidence, pourtant éphémère et mensongère illusion, instant furtif d'ivresse, qui te fait voir une certitude au fond de ton âme puis tu secoues la tête et tu réalises que tu as tout dispersé comme poussière par ce simple mouvement.. oui, ces rêves expirés dès qu'on ouvre les yeux, périmés à quelques secondes seulement de leur naissance, ces instants volés, non programmés, non recherchés, sont mon bonheur depuis toujours, retrouvé.

la bayte : décrit nous du bleu.
Sous le soleil d'été, les vapeurs de l'océan
tissent une écharpe de soie, pour recouvrir le ciel
quelques gouttes s'égarent, mais on ne sait comment
pour habiter le fond des yeux et en dire tellement
Il est
la profondeur des mélancolies
reflets changeants des miroirs en attente
souffle mystique au creux de la nuit
fraicheur givrée des iles flottantes..


Les questions de lui...
(Lui... être non simple non complexe, me traine dans l'impossible succession des mots, homme désir chant souffle exaltation étoile au premier matin de printemps, héritier de l'enivrante fraîcheur du jour source désordre confusions, cercles concentriques d'ivresse dans l'esprit limpide de moi.)

Décris-moi ta, ou tes, nuit(s) précédente(s).
S'il te plait, bien sûr.
La question la plus innocente de toutes =°
Mes deux précédentes nuits, semblent tout droit sorties des terres où l'on vit et l'on ne demande rien, là où se terrent les partitions des invivables bruits, bruit d'un quotidien aux instants morts, aux silences douloureux, et pleins de remords, des terres rêvées où poussent les roses bleues des possibles bonheurs. Rêvées à deux...

Ouvre ta fenêtre... Et contemple le ciel.. Un soir, belle nuit étoilée.. Tes oreilles écoutant aux portes du silence..
Le souffle du vent, l'air chaud sur ton visage, l'odeur de la nature...
A quoi penses-tu, décris-moi ça... Si ce n'est pas trop indiscret. ^^
A travers les volets mi-clos, je les perçois, ces infimes poussières mystiques et étincelantes baignent dans une bulle pale de réverbération, très lentes comme rêveuses insouciantes, drôle de perception.. elles tournent, atomes désorientés se rassemblent en arcs, en arabesques, en vortex vertigineux, distorsion. Mes pensées.

Si tu devais définir une seconde, une minute, une heure, un jour, une semaine, un mois, un an, un siècle, un millénaire et une éternité...
Quel mot (ou autre(s)) choisirais-tu pour résumer toutes ces mesures du temps ?
(compliquée celle-ci o_o j'ai du mal à y répondre moi-même.. agaga ^^')
Tu me demandes.. d'inventer une autre façon de définir toutes les mesures du temps confondues ? Difficile... c'est comme me demander d'inventer une nouvelle couleur pour aimer tes yeux... ou un nouveau trajet pour atteindre ton cœur... Un mot ou autre... qui résumerait l'immortel secret du "Cronos" comme on l'enfermerait dans une petite boite scellée... Et bien, la seule chose qui pourrait tout bouleverser jusqu'à fusionner passé présent et futur en un seul courant intemporel, c'est une tempête intense, une sensation vertigineuse.. violemment renversante, à en perdre toute notion matérielle, à réinitialiser tous les pendules du monde en un point de non succession, non simultanéité.. non substance..
Je l'ai vécu, avec Toi... c'était... un baiser, inattendu et tellement bref, mais semblable au murmure d'un fleuve doux, aux caresses d'une lyre.. au mystère d'un bonheur fou à venir... trois regards plus loin... j'étais toujours projetée hors du temps...

Comment vont se passer les jours qui viennent ?
Sans toi à mes cotés.. le monde se couvrira d'un voile de grisaille, quelque chose comme des vapeurs de mélancolie s'échapperont des fissures de la terre.. les jours auront un goût de sourde crépitation de vide, de silence intérieur.. je me réincarnerai en une harpe décordée et muette, aux vibrations dispersées. Mais je me ferai brise de mots à te chuchoter ce manque terriblement inhumain, et je me laisserai souffler à travers les ondes sans fils visibles, défiant les lois de l'espace-temps.. jusqu'à toi.

Que reste-t-il de.. [...] ?
Juste des images lointaines.. mirages tremblants, distorsions agonisantes... des copeaux de nuages jaunâtres balayés par la force du rêvé maintenant.



Par Elle - Publié dans : Contraintes - Voir les commentaires
Mercredi 23 avril 2008 3 23 /04 /2008 01:28




Droite inclinaison
Asymétrie, tu me troubles
Que regadrez-vous..

-------------
Peinture par Ellek
Par 神谷 薫 - Publié dans : Contraintes - Voir les commentaires

Bienvenue chez Elle...

Sur le toit du monde,
Dans la brume d'un ailleurs land
En quête d'un autre lieu
D'un coin de ciel bleu.

Hall d'entrée

  • kamiya
  • : Vibrato de l'éphémère
  • : Pour faire chanter les mots clochers de l'aube naissante, laisser couler la vie sur les passerelles de l'éphémère, rouge souffrance ou noire errance, aux perles de l'absence, à la brume des distances, à l'harmonie de la parfaite émouvance.

Etagères

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Search

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus