Vendredi 12 décembre 2008
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12
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00:53
J'aimerais
Fuir.
Abandonner mon ombre paralysée
au pied du mur
ne pas l'interroger
c'est moi qui tremble ?
ou est-ce le vent de l'innomé désir...
Damn.
Par Elle
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Vendredi 26 septembre 2008
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/09
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15:19
Je ne suis pas fleur du passé,
pétales du temps que l'on arrache...
Je ne suis pas une feuille des bois
sur le chemin des froides attaches
Juste un éclat d'eau sidérée,
une faille... non loin, non proche
Je ne suis pas à l'aise, là haut
clouée aux saintes étoiles
alors, j'ai décidé de vivre détachée
une ombre au vent, bien pâle
à peine plus haut aux cimes des herbes
dépourvue de pourquoi et de mais...
j'ai décidé... dans
l'éparpillement du verbe
d'être libre, comme autant de fois
où le vent de malaise en suspens
a remué les rames et les voiles...
Par Elle
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Vendredi 19 septembre 2008
5
19
/09
/2008
01:00
Frappée par les
silences blancs
de ces sensations diaphanes
Pas trébuchés, sur les lignes de faille
et les empreintes des dernières roses d'été
qui se fanent
En cet intervalle nu
point une ébauche.. d'histoire
carnet vierge posé à l'affût
sur le banc du temps public
feuilleté, en attente, par le vent
des destins magnifiques
Ici,
ni vide
ni mémoire
seul s'envole
l'indéchiffrable frisson de l'absolu.
Par Elle
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Vendredi 25 juillet 2008
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/07
/2008
16:24
C'est une douce maladie
le cimetière du rire
c'est un sentier tordu
par où passe le pire
et l'irrattrapable perdu
C'est une douce euphorie
le chanté monocorde
de la proche agonie
le rien de l'âme nue
C'est une autre lassitude
qui me tue
Quieto des immobiles
un flou de certitudes
Cloisonné pathétique
des limites reçues
Déçue
de n'être
qu'à moitié ombre
tremblant de feuille sous la pluie
Triste de n'être pas fleur
au creux de tes mains
ni papillon de nuits..
Pourquoi le ciel,
pourquoi les rires et les projets
si je ne peux pas être une rime
le rythme intérieur
d'une autre vie qui t'anime.
Par Elle
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Mercredi 4 juin 2008
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/06
/2008
21:30
Vertige, le vide.. nausée
Sur le rivage des cœurs oubliés
Ce soir, je me suis échouée
Contre les roches dures et bleutées
D'un monde piégé dans l'éternité
Soupir, les points.. aligner
Dans la pâleur d'une aube lassée
Je me suis assise et j'ai tissé
Au sable noir des naufragés
Un tapis mouvant en guise de toile
Fil à l'endroit cavale et se pose
Fil à l'envers, les mailles reposent
Graines d'émotions, d'une âme blafarde
Les unes muettes, les autres bavardent
Les unes se laissent, les autres se voilent
Tissé de ciel, mais sans étoiles
Sourire, les traits.. marquer
Sur un tapis de vagues d'ébène
Au pinceau blanc, j'ai esquissé
Une toute petite barque en papier
Pour célébrer les noces du départ
Et embarquer un peu de peines
Par delà les hauts remparts
Sur le miroir des eaux salées
Jusqu'à ce qu'arrive l'hiver d'après
Brouillard, mirage, le flou..
Sur le quai des rêves dispersés
Je me suis assise et j'ai chanté
Le vent du nord dans mes cheveux
La sérénade d'un jour d'adieux,
Refrain à peine articulé
Les murs, échos.. passé
Dans la gare des illusions fanées
Je me suis trouvée et j'ai marché
Jusqu'au couloir du silence forcé
Longue et pénible fut la traversée..
Froid, le vent.. 'fait noir..
Au port des espoirs brûlés
Je me suis arrêtée et j'ai pleuré
Les départs, les adieux, les illusions
Et les restes de gréements usés
D'une toute petite barque en papier
Froissée par les vapeurs du temps
Dans un cocon de soie fragile
Je me suis cachée et j'ai écrit
Les mots qui ondulent et chavirent
A cheval entre la mort et la vie :
Vertige, pensées inondent
Vide flottant parmi les ondes
Nausée des peines profondes
Brouillard, mirage de soi
Echos des murs froids,
Passé, souffle le vent,
'fait noir toujours.. sans
toi.
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J'ai rarement écrit pire, décousu et à un rythme aussi cassé..
La contrainte : Il fallait donc.. écrire l'amour pour ce poème.. sans conditions autres que celles de la prose poétique.
Par Elle
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Dimanche 27 avril 2008
7
27
/04
/2008
18:44
Sur le chemin de nacre, courbes dans le vert
J'ai fait mes premiers pas en parfaite étrangère
Sur le chemin des songes, défilent les saisons
Couleurs de la vie, une douce tentation
Au bout de l'allée, l'observatoire du temps
Un homme adossé à l'ombre d'un géant
Ne faisant plus qu'un avec la colosse sacrée
Un rayon de lune glisse
sur ses pensées troublées
Au loin dans le noir
S'élève le chant de Polymnie
Invitation
A l'envol des mots-élégie..
Par 神谷 薫
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Vendredi 11 avril 2008
5
11
/04
/2008
01:03
Au bord de l'horizon,
sur le parapet des cieux...
là où sommeille l'automne
et s'engouffre le train des adieux
dans la langueur des ondes monotones
il y a les soupirs bleus
tombés du grenier des songes
les soupirs des amoureux
s'égouttent comme une vieille éponge
Au bord de l'horizon, les souvenirs
s'enlacent et se
croisent
s'effritent et s'envasent
et soufflent silencieux
il y a.. tes larmes en dedans
lacérant tes veines
rythmant la sérénade des peines
écoute les
couler..
lentement
longuement
lamentablement
creuser des murmures difformes
sur les monts pales et informes
de ton visage d'ange
écoute chanter les gouttes
qui chavirent et s'écrasent
sur ton coeur d'ardoise.. écoute
les battements derniers
qui basculent et se meurent
précipités dans les sombres vapeurs
d'un monde, autre étrange.
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(pff.. je crois que je pleurais des fleuves ce jour là, pour avoir lu une simple ligne
adressée d'une autre à lui, un symbol, on dit que c'est un délire.. c'était probablement innocent, peut-être pas, va le dire à un coeur amoureux.. il fallait se taire et se sentir mourir, ou
soupirer et se laisser écrire)
Par 雪代 巴
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Samedi 22 mars 2008
6
22
/03
/2008
06:00

Sonnent les clochers
Et s'éteignent les
mirages
Calmement, la
nuit
Ferme les
paupières
Le temps d'une pause
Voyageurs éreintés, se posent
Et s'endorment
Les vers et la prose.
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(Fermeture du topic des insomniak sur
le board)
Photo par : Rod Costa
Par 神谷 薫
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Jeudi 20 mars 2008
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20
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/2008
17:51
Soirée de silence
Les étoiles alanguies
lâchent les brides
des fantasmes enfouis
Avions-nous perdu l'envie
de raviver au cœur de la nuit
la flamme tendre et ardente
du temps où l'on honorait Séléné
sans craindre la mort lente ?
Maitresse incandescente
La lune est une femme-désir
Elle vous prend dans son ventre
vous aime violemment
et puis vous laisse mourir...
Le sablier s'épuise
encore quelques heures à vivre
avant que le temps ne s'enlise
La suite... ici.
Par 神谷 薫
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Vendredi 14 mars 2008
5
14
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/2008
20:08
Sur le quai des larmes
Le long du pavé de blues
Une femme fantôme
Sans nom et sans histoire
Seule sous la pluie
Et flâne dans le noir
Fredonne.. les chants du départ
Embrasse les traces humides
d'un temps aux instants morts
Et les gouttes d'espoir
qui s'évaporent..
qui s'évaporent.
ug_fck
Par Elle
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