Pour faire chanter les mots clochers de l'aube naissante, laisser couler la vie sur les passerelles de l'éphémère, rouge souffrance ou noire errance, aux perles de l'absence, à la brume des distances, à l'harmonie de la parfaite émouvance.
Miroir d'étoiles, collier de strass Le temps égoutte ses pulsations fugaces Dans ce profond silence, surgissent les visions Fleurit l'angoisse, en éclat de papillons L'infini me couvre, le froid m'enlace Je nage, je lutte, de toutes mes forces Pourtant je coule, mes pensées se glacent Les souvenirs fantômes, remontent en surface Et toutes ces choses, ces maux qu'on ressasse Ces plaies qu'on ouvre, par delà la carapace Je lève les yeux mis-clos, et perçoit la voûte Mon âme soupire, se retire goutte à goutte Lueur au bout du tunnel.. ? Encore un mirage sans doute..