Pour faire chanter les mots clochers de l'aube naissante, laisser couler la vie sur les passerelles de l'éphémère, rouge souffrance ou noire errance, aux perles de l'absence, à la brume des distances, à l'harmonie de la parfaite émouvance.
Nuages kamiya leva ses yeux bruns humides Ponton fragile entre le ciel et l'océan La soirée s'annonçait terne et vide Comme un coquillage de nacre et d'argent Comme une longue traversée du désert Du noir, du temps, des miroirs, du néant
Averse Les frissons amers d'incertitude Parcouraient son corps de femme De sombres perles de solitude Glissaient le long de son âme En voile opaque de lassitude Etouffant un peu la flamme
Attente kamiya fait quelques pas, jusqu'à la grande fenêtre Observe quelques instant, les reflets lumineux de l'hêtre Rayons de lune blanche, couchés sur l'herbe zen Le vent errant se penche, sur le banc solitaire de ses peines Quelques feuilles assoupies, patientaient là sereines..
Pensée kamiya leva enfin un doigt transi Et sur la vitre de blanc embuée, Elle écrit Quelques mots maladroits, improvisés Aux douces retrouvailles, au bonheur respiré A ces voyages célestes dans d'autres contrées :
« Sous ton pont de Pierre Ma rivière de tentations La vie nous traverse » 00h00
Vibrato maniacode posa, ivre, ses yeux mouillés En des vers envoûtants, délicats et soignés, Laissa imperceptible échaper un frisson, Tremblant, simple et vulgaire poupée de chiffon.
Calendo maniacode empruntait, chemins encore vierges, Les voies d'un doux espoir, celui de retrouver ; S'éloigner d'une rive, cherchant l'autre berge, Sur l'océan sublime de leurs flots salés.
Voyage maniacode trouva le long de son sentier Lasse et abandonnée, la solitude même ; La laissa prendre part en son âme blessée, Tricoter doucement les perles d'un Je t'aime.
Espoir maniacode posait sur son cou solitaire Une pluie de baisers, chaleureux, salutaires, Avant, le coeur noué, battant tel un damné, Sur les tambours hurlants d'un doux rêve éveillé...