Pour faire chanter les mots clochers de l'aube naissante, laisser couler la vie sur les passerelles de l'éphémère, rouge souffrance ou noire errance, aux perles de l'absence, à la brume des distances, à l'harmonie de la parfaite émouvance.
Sur l'Océan Rêvé, promenade timide, Visages effleurés par une brise humide. Flux et reflux d'écume, traînées d'or et de sel Rayon de lune s'étire, rejoint les rives du ciel De leur pont, amarrés, saluent au loin la vie, Fragments d'éternité, élan de poésie.
Le temps se perd, s'en va, ne se retrouve pas Inconstant, pourtant.. subsistent les rêveries Les doigts entremêlés, sourires plein le regard Les silences bavards, orpaillage d'un espoir.. Quelques pas langoureux, murmure dans la nuit De son baiser aimant, réveille sa douce folie.
Pensées délicates, devinées d'elle à lui Désirs inavouables, interminable nuit Plonge dans son regard, joyaux noirs et profonds Averse malicieuse, pluie de saison, Inonde leurs visages, douceurs si sucrées, Que naît entre leurs lèvres, saveur d'éternité.
Les yeux fermés d'ivresse, magie instantanée Poussière de diamant, reflets d'or et d'argent Éclipse les amants, en lieu d'intimité Les corps s'épousent parfaits, les mots coulent secrets :