Samedi 14 juin 2008


... Jamelia


Tic.. Tac

Braäxa rentre, là où l'on fabrique le temps pour rallonger à l'infini toutes les peines du monde. Là où on exporte les minutes d'attente, les heures d'absence et les jours de solitude que nous devons parcourir.

Tic.. Tac
Braäxa regarde par la fenêtre, là où on fabrique les gouttes pour alimenter toutes les pluies du monde. Là où on embarque les embruns pour lisser les mèches rebelles, noyer les larmes secrètes et parsemer de givre, les épaules alourdies de questions.

Tic.. Tac
Braäxa baisse les yeux, là où finissent les rêves d'un tendre partage, et se dessinent les marches d'un long chemin de départ. Une douce fatigue ruisselle sur sa peau, de voir ainsi délaissée, la flamme dans son berceau.

Tic.. Tac
Braäxa souffle enfin, les mots brûlants qui se bousculaient aux portes de sa plume, les disperse dans l'infinité de l'éther ; là où sont fabriquées les décisions ultimes, et la colère de la sourde déception..

20h42 and it's time to stop waiting.


par Elle publié dans : Horloges commentaires (0)   
Dimanche 8 juin 2008



Aux frontières de l'irréel, des rêves à perte de vue
Là où chantonne le vent, d'une mélodie de velours
Sommeille la vie, paisible et souffle l'inattendu..
D'un frisson secret.. au commandement des mots
Je me ferai murmures pour te conter l'amour
Je me ferai l'embrun pour embrasser ta peau..


par Elle publié dans : Epîtres commentaires (0)   
Jeudi 5 juin 2008






Lumières, fleuve de musique
Rêve d'apesanteur féérique
Et d'un tendre envol..
Sourires en perspective
Une main sur son épaule
Dérive.

par Elle publié dans : Danses commentaires (0)   
Jeudi 5 juin 2008







[...] (Et moi je ne dis pas bonjour, j'suis un rebelle en marge de la société)


( tiens, voyons s'il dit pas bonjour =° )
*S'approche du jeune homme et lui fait un clin d'œil et un charmant sourire*
Bonjour.. dit-elle en secouant sa chevelure avec la brise façon l'Oréal großes Grinsen


Le rebelle en marge de la société il prendrait la donzelle dans ses bras, la pencherait en arrière et s'éprendrait rapidement de ses lèvres. M'enfin c'est vous qui voyez. =°
Si on me tente aussi...


(faisons donc dans les clichés à fond xD)
*Lui colle une baffe sonore, cinq traces longilignes sur la joue, aussi rouges et chaudes que son visage*
Embrasse-moi encore Freude


Oui m'enfin le rebelle en marge de la société il fait fis des bonnes manières. Ce n'est pas une petite gifle qui va l'arrêter et l'empêcher d'atteindre son premier but dans la vie, la consécration ultime, l'extrême félicité : embrasser Braä... une supermodératrice. =°
Si en plus elle résiste, cela pourrait faire naître en lui de troublantes sensations...


*Il est des fois où tu m'envoûtes Plume des Sentiments, tu m'entraînes dans des sentiers inconnus et je te suis, sans pourquoi ni comment...*
Résister à l'irrésistible, en voilà un défi comme je les aime, une véritable épreuve.. face au guitariste de l'âme lui-même, un troublant dilemme. Soit. Le dialogue des corps s'installe, et se croisent les regards dans un silence de cristal. Tiendras-tu sans faille aux escarpements de la tentation, aux picotements voluptueux de ce délicieux caprice.. ou seras-tu « prêt à tous les sacrifices, celui de la luxure, de la débauche, celui du vice » ... ?


Ah ! Où serait le courage ? Renoncer à l'effervescence de la contiguïté ou au contraire, y goûter avec délectation et souffrir alors qu'une telle effusion n'autorise le repentir ? Le marginal tient bon sous la bise évidemment, et les mots dont il a usé un jour -par un biais certes peu discret- restent d'actualité et prévaudront toujours. On ne frotte impunément les cordes sensibles de la désinvolture sans qu'elles ne répondent par une douce mélodie cajoleuse.
Est-on pourtant prêt à s'y abandonner ?


A cela, il n'y a aucune certitude, pas plus que sur l'infinité du temps ou ce que dissimule le triangle des Bermudes, mais dis-moi comment sur ma peau, éteindre la rivière coulant par le feu de tes mots... comment tromper les douces vibrations que fait naître ce prélude ?
On ne sème impunément les graines du vertige
dans la plaine des pulsions sauvages
sans qu'on récolte avec la brise, les fleurs de l'ivresse..
et des sensations ardentes.. la haute voltige.

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Braäxa & ChaudBiz
Photo par
nymtriss

Could I have this kiss forever
La suite sera publiée un jour peut-être... si mon doux compagnon me donne son accord =)
par Elle publié dans : A deux commentaires (0)   
Mercredi 4 juin 2008






Vertige, le vide.. nausée
Sur le rivage des cœurs oubliés
Ce soir, je me suis échouée
Contre les roches dures et bleutées
D'un monde piégé dans l'éternité

Soupir, les points.. aligner
Dans la pâleur d'une aube lassée
Je me suis assise et j'ai tissé
Au sable noir des naufragés
Un tapis mouvant en guise de toile
Fil à l'endroit cavale et se pose
Fil à l'envers, les mailles reposent
Graines d'émotions, d'une âme blafarde
Les unes muettes, les autres bavardent
Les unes se laissent, les autres se voilent
Tissé de ciel, mais sans étoiles

Sourire, les traits.. marquer
Sur un tapis de vagues d'ébène
Au pinceau blanc, j'ai esquissé
Une toute petite barque en papier
Pour célébrer les noces du départ
Et embarquer un peu de peines
Par delà les hauts remparts
Sur le miroir des eaux salées
Jusqu'à ce qu'arrive l'hiver d'après

Brouillard, mirage, le flou..
Sur le quai des rêves dispersés
Je me suis assise et j'ai chanté
Le vent du nord dans mes cheveux
La sérénade d'un jour d'adieux,
Refrain à peine articulé

Les murs, échos.. passé
Dans la gare des illusions fanées
Je me suis trouvée et j'ai marché
Jusqu'au couloir du silence forcé
Longue et pénible fut la traversée..

Froid, le vent.. 'fait noir..
Au port des espoirs brûlés
Je me suis arrêtée et j'ai pleuré
Les départs, les adieux, les illusions
Et les restes de gréements usés
D'une toute petite barque en papier
Froissée par les vapeurs du temps

Dans un cocon de soie fragile
Je me suis cachée et j'ai écrit
Les mots qui ondulent et chavirent
A cheval entre la mort et la vie :

Vertige, pensées inondent
Vide flottant parmi les ondes
Nausée des peines profondes
Brouillard, mirage de soi
Echos des murs froids,
Passé, souffle le vent,
'fait noir toujours.. sans toi.

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Photo par tito setti


J'ai rarement écrit pire, décousu et à un rythme aussi cassé..
La contrainte : Il fallait donc.. écrire l'amour pour ce poème.. sans conditions autres que celles de la prose poétique.
par Elle publié dans : Averses commentaires (0)   
Lundi 2 juin 2008





Tic.. Tac.. errance nocturne
Braäxa se réfugie entre les parois en verre d'une clepsydre aux sables versatiles
Elle s'assoit seule et tremblante, appuyée contre l'indifférence d'un temps hostile
Une goutte noire s'échappe du cours inexorable et tombe, lasse, devant Elle
Le message est clair, il n'y a pas de place au hasard, seulement le ressac des silences et un train de vie qui file.


Tic.. Tac.. sous ses pieds nus
Braäxa fixe le point de chute, et la perpétuelle naissance de nervures tortueuses rythmées par les secondes vibratiles
Le temps ruisselle fuyant sur une ligne d'infini, scellant mille et un destins au delà des limites futiles
Et ses traces mouvantes sur la terre vertigineuse, lui rappellent combien sans lui, son existence est fragile, combien le printemps est terne et comment entre les mailles de l'âme, l'ennui mortel se faufile.


Tic.. Tac.. les images dansent effarées
Braäxa ferme les yeux et saisit entre ses doigts un des ces instants égarés
Elle se dit qu'il est des jours où vivre devient inévitable, légère soit-Elle ou désemparée
Vivre et sourire, car l'on compte sur Elle
Et malgré le vent, la tempête et le froid insupportable, le navire des ombres devra rester au port des lumières, amarré.


Tic.. Tac.. le temps, maître de tous les mondes a décidé :
8h31

par Elle publié dans : Horloges commentaires (0)   
Samedi 17 mai 2008








Tic.. Tac

Braäxa voit l'eau de ses jours tomber goutte à goutte, sur les vitres bleues du temps
La nuit s'étire paresseuse et somnolente, et se pressent les derniers passants
Dans quelques minutes,
Flâneront les feuilles mortes à la faible lueur d'un réverbère
Et les phares blancs du bonheur s'éloigneront dans la brume d'un autre hiver

Tic.. Tac
Braäxa s'avance, dans la langueur de la mélancolie.. et s'assoit sur le banc givré des silences
Il pleut doucement tout autour et s'ennuient les ponts de l'absence
Les heures seront longues sans toi, ici.. le froid s'incruste par delà les vitres, la neige se fait épingles et la pluie s'infiltre
Perdus errants sur les routes.. et naîtront les instants de doute, les mots sourds flotteront comme une fumée noire et s'écoulera l'eau de la vie dans son éternel goutte à goutte

Tic.. Tac
Braäxa perd doucement toute notion d'espace ou de temps, et se fond dans le décor, immuable traversée
Son souffle chaud se cristallise, et inscrit au fil des heures, ce qu'elle n'ose encore prononcer
Une question brûlante, à l'encre du désespoir, sur un papier de verre tracée
Viendras-tu ce soir, ici sur ce banc.. pour m'enlacer ?


00 h 32

14 mai 2008
Photo par
maselli gilles
par Elle publié dans : Horloges commentaires (0)   
Dimanche 27 avril 2008





Sur le chemin de nacre, courbes dans le vert
J'ai fait mes premiers pas en parfaite étrangère
Sur le chemin des songes, défilent les saisons
Couleurs de la vie, une douce tentation
Au bout de l'allée, l'observatoire du temps
Un homme adossé à l'ombre d'un géant
Ne faisant plus qu'un avec la colosse sacrée
Un rayon de lune glisse
sur ses pensées troublées

Au loin dans le noir
S'élève le chant de Polymnie
Invitation
A l'envol des mots-élégie..

par 神谷 薫 publié dans : Averses commentaires (0)   
Mercredi 23 avril 2008




Droite inclinaison
Asymétrie, tu me troubles
Que regadrez-vous..

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Peinture par Ellek
par 神谷 薫 publié dans : Contraintes commentaires (0)   
Lundi 21 avril 2008






- "... dis, est-ce que tu te souviens de moi ?
quand dans le soir, se livrent tes pensées sur les berges du rêve
et que tu pars en quête de soi(e)..
dis, est-ce que je te manque parfois ?
et si dans l'improbable flux de l'éphémère
tu te souviens encore du son de ma voix
même vaguement, même un peu.. des fois..
..."

- Qu'écris-tu, mon autre ?
- ta question est stupide, pour changer
- des pensées, oui.. suis-je bête. Fais voir ?
humm.. je t'ai connue meilleure poète que ça.

- Je ne suis pas poète, j'écris seulement pour renaître.
- pour re.. n'être ?
- c'est ça, oui.
- et pourquoi écris-tu là, sur les sables d'un jour ?
- ça a l'air moins pitoyable ainsi, enfin.. à peine moins lamentable que de le dire en face.
- comment peux-tu le savoir..
- je préfère le refuge du silence au mur froid de l'indifférence..
- mince.. le ressac..
- laisse.. il sait ce qu'il fait..


19.4.2008

-------------


- Il est là... mais.. parle.. dis quelque chose bon sang
- Inutile d'insister, hors de question
- Tu vas droit dans le mur, tu vas tout crouler..
- Je n'ai plus rien à perdre, rien à espérer, tu sais ^^
- Il dit pourtant que tu lui as manqué
- ah ah XD Dis.. je dois rire ou pleurer ?
- Juste croire en sa sincérité
- Dans son absence.. il a juste soufflé..
Et la chimérique que je suis, ne semble guère compter

- Je crois que tu exagères.. qu'il aimerait que tu te confies
- Prouve-moi que j'ai tort.. ou prouve le contraire.. je te défie
- ...
Ça y est.. il part, loin, pour encore longtemps
- Oui, et il emporte avec lui le chant des vagues et les murmures du vent.
Ça fait comme un vide, ou un poignard.. toujours autant.

- Et maintenant ?
- J'inventerai du travail là où il y en a pas, je me shooterai aux pixels et aux comprimés blancs quand le rhume m'assaillira, je fuirai les ruelles où sa lumière coulera, je tenterai en vain de ranimer les tulipes fanées.. je dormirai pour oublier et les heures dureront des années.



21.4.2008
par 神谷 薫 publié dans : Elucubrations commentaires (0)   

Bienvenue chez Elle...

Sur le toit du monde,
Dans la brume d'un ailleurs land
En quête d'un autre lieu
D'un coin de ciel bleu.

Hall d'entrée

  • kamiya
  • : Vibrato
  • : Pour faire chanter les mots clochers de l'aube naissante, laisser couler la vie sur les passerelles de l'éphémère, rouge souffrance ou noire errance, aux perles de l'absence, à la brume des distances, à l'harmonie de la parfaite émouvance.

Elle

Petite plume maladroite, tente de capturer les frissons fugaces d'un instant.

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